jeudi 16 décembre 2021

Nasio Domoni, là bas dans les îles...

 

Tout commence en 2005 à Namuka Creek, un village de la province de Macuata dans l'île Vanua Levu, une des composantes de l'archipel des Fidji, dans le Pacifique Sud.

Quatre copains - tous originaire du clan Nasio (d'où le nom du groupe) - reprennent des chansons populaires et traditionnelles, tant et si bien que très vite, les voilà à se produire dans des événements locaux, familiaux ou coutumiers.

En 2013, le petit groupe, qui se compose désormais de Jofiliti Sucuvou Nasovivi, Tuvere Tuamoto, Sailosi Waqawaqa et Seru Tawake, rencontre un producteur des îles Salomon qui leur fait enregistrer leur premier album.

Bien qu'ayant produit trois albums à ce jour et que leur succès dépasse leur pays (il tournent aux Salomon, en Papouasie Nouvelle Guinée et au Vanuatu), leur auditoire restreint ne leur permet pas d'être des musiciens à plein temps et tous quatre exercent un métier hors de la musique.

Mais écoutez pour saisir leur passion leurs morceaux (originaux), mélange de reggae, de country et de vude traditionnel.

Ko voroka na yaloqu


Terrence feresi


Noqu lewa ft Wilo & Paradise Roots


Sevu ni gauna, ft Drixstar x Billyboy x Tropic Thunda


Et leur dernier titre en date :
E vaka druma yalo


mardi 14 décembre 2021

Oh - mage !

 

Le chorégraphe ukrainien Waldemar Kretchowsky a voulu, en créant ce ballet intitulé Oh-mage ! en 2009, en rendre un d'hommage, au légendaire danseur/chorégraphe, Vaslav Nijinski (1888-1950).  

La création est une œuvre chorégraphique composée de deux pièces, un duo, interprété par le chorégraphe en compagnie de Sara Jaleco et un solo, dont voici un extrait.



dimanche 12 décembre 2021

Ces publicités gay friendly sans le savoir

 

Regardez cette publicité des années 40 : que voit-on ? Trois garçons, au réveil, dans la même chambre !

Difficile de croire que l'aspect homo-érotique de cette scène n'ait pas frappé leurs concepteurs.
Et pourtant ! A cette époque, on ne badine pas avec la "déviance sexuelle".
Et ce ne sera pas la seule. Loin s'en faut !

Wilson insiste même avec ces deux encarts :



Là on n'est plus en pyjama mais en caleçon de bain...
Reis franchit un cap supplémentaire avec ces réclames pour des sous-vêtements :



Après les slips et les marcels, il faut les enlever pour se laver ! Et Ivory Soap continue la lignée des publicités ambigües :





Mais le milieu sportif n'est pas le seul à véhiculer des fantasmes virils en totale nudité.
L'armée des Etats Unis est sollicitée par Cannon Towels : ces dessins ont été réalisés d'après des photos, indique les légendes en petits caractères, et on aimerait les voir aussi, à défaut de pouvoir assister aux séances de pause !






Allez, pour le plaisir, terminons sur cette publicité pour Ovaltine (en France, on l'a connu sous le nom d'Ovomaltine) : là on avoue carrément le but du produit !

jeudi 9 décembre 2021

Anna Abreu, le cachet latino de la Finlande

 

Je vous présente une vedette d'un pays du froid qui a su imposer la partie méridionale de son métissage dans ses chansons.
Je vais être plus clair :

Anna Abreu - de son nom complet Anna Eira Margarida Heiskari, née Mourão de Melo e Abreu le 7 février 1990 - est la fille d'un portugais émigré en Finlande et d'une finlandaise.

Elle s'est fait remarquer en atteignant la finale du talent show Idols en 2007.
Aujourd'hui, une des plus populaires artistes du pays, elle a réalisé 7 albums studio et un Best of.

Elle est mariée au snowboarder Lauri Heiskari depuis 2013.

Son style ? De la pop latino en langue finnoise. D'ailleurs voici quelques morceaux pour juger :

"Jos menet pois"


"Laineet"


"Se syö naista"


"Sabotage"


"Lusikat"


"20 Ave Mariaa"


mardi 7 décembre 2021

Pita Taufatofua, sportif toutes saisons

 

C'est l'histoire d'un garçon qui sait se fixer des objectifs et se donner les moyens de les atteindre avec persévérance.

Tout commence le 5 novembre 1983, à Brisbane, en Australie : c'est là que nait un jeune tongien du nom de Pita Nikolas Taufatofua.

S'il commence ses études dans des établissements de l'archipel de Tonga, c'est à Brisbane qu'il obtient son diplôme d'ingénieur au Saint Peter's Lutheran College.

Le jeune Pita a 5 ans quand il débute l'entrainement au taekwondo tout en sacrifiant aux activités traditionnelles de son pays comme la culture et la récolte du manioc.

"Six jambes cassées, trois déchirures de ligaments, trois mois en fauteuil roulant, 18 mois avec des béquilles et des centaines d'heures de physiothérapie", tel est le bilan de son entrainement en vue du tournoi de qualification olympique de taekwondo d'Océanie à Port Moresby, en février 2016.

Après trois tentatives - en 2004, 2008 et 2012 -, Pita réussit enfin à se qualifier et est désigné comme porte drapeau de la délégation de Tonga pour les JO de Rio de Janeiro en août.

Il attire l'attention de toute la planète en défilant le torse nu et huilé, en pagne traditionnel, le ta'ovala.


Il est battu dans sa catégorie de taekwondo dès le premier tour par le futur médaillé d'or.


En décembre de la même année, il annonce son intention de s'inscrire aux JO d'hiver de PyeongChang de 2018 dans une épreuve de ski de fond.

Après avoir commencer à se préparer avec des skis à roulettes sur la plage, il embarque pour l'Autriche, où, en compagnie du mexicain German Madrazo et du chilien Yonathan Fernandez, il forme le groupe des "Exotiques" se partageant ainsi les frais de participation à différentes courses.
Finalement, c'est le dernier jour des qualifications qu'il réalise le temps minimum requis, dans le 15 km à Ísafjörður, en Islande.

Aux JO, il est à nouveau porte drapeau et défile dans la même tenue qu'à Rio, provoquant encore une fois la curiosité du public et des médias.


Sa course n'est pas un réel succès puisqu'il termine 114ème sur 119 concurrents.


Pour les Jeux de Tokyo 2020, Pita est de retour.


Il porte un collier traditionnel, dédié aux victimes du Covid.


Et comme à Rio, il perd au premier tour, devant le futur champion olympique.
Entre temps il est devenu une star internationale.

Nommé Ambassadeur de Bonne Volonté de l'Unicef, il se consacre aux enfants sans foyers et à leur éducation.
Il participe également à divers mouvements alertant sur le réchauffement climatique qui menace son pays.

En 2019, Pita avait annoncé son intention d'aller au Japon pour concourir en canoë-kayak, catégorie K1. Hélas, il échoua mais sa détermination reste intacte et une nouvelle tentative pourrait bien arriver pour Paris 2024.


Il a d'autres cordes à son arc d'ailleurs.
Le snowboard par exemple :


ou l'escalade...


En fait, il est toujours affuté et ne manque pas une séance de musculation


Outre ses entrainements, ses occupations caritatives, Pita mène également une carrière de mannequin depuis ses 18 ans.


Son livre de développement personnel, "The Motivation Station: An Essential Guide to Becoming Your Greatest Version" lui a valu de participer en 2018 au MIT Solve, forum présidé par Justin Trudeau sur le changement climatique.

Sportif accompli, engagé socialement et super beau gosse, Pita Taufatofua est le type même du gars qui énerve l'homme moyen.
Mais, bon, on ne va pas lui en vouloir, il a un si beau sourire !

dimanche 5 décembre 2021

Gérémy Crédeville

 

Le sport mène à tout et aussi à l'humour.

Gérémy Crédeville est un enfant de Lille où il est né le 3 février 1987.

Après son baccalauréat, il s'inscrit dans une fac de sports et devient coach sportif.
Parallèlement, dès l'âge de 17 ans, il s'inscrit à une ligue d'improvisation.

C'est le discours qu'il délivre lors d'un mariage - et qui fait rire toute l'assistance - qui le pousse à participer au tremplin des Jeunes Talents Humoristiques du Festival d'Ailleurs et d'à Côté de Villeneuve d'Ascq qu'il gagne (2010).

Il abandonne alors son métier de coach pour se consacrer à l'humour.

Tout en continuant de se perfectionner dans l'improvisation et le théâtre, il écume les festivals et les concours d'humoristes de la région et rencontre pas mal de succès.

Si bien qu'il participe en 2011 à "On ne demande qu'à en rire" puis intègre le Jamel Comedy Club.

Invité dans plusieurs émissions de télévision ("Vendredi tout est permis" d'Arthur; "Tout le monde a son mot à dire"), il est depuis septembre 2018 chroniqueur de "La Bande Originale" de Nagui sur France Inter.

Mais voyons l'artiste sur scène : "Parfait et modeste"
 

"Soirée film en couple"

jeudi 2 décembre 2021

Didier Sustrac, sur un air de bossa nova

 

Didier Sustrac a de la chance.

D'abord il est né à Grasse, dans les Alpes Maritimes, le 14 décembre 1959.

A huit ans, il fait sienne la guitare familiale et 10 ans plus tard, imbibé des histoires que lui a raconté sa grand-mère, il part explorer le Venezuela. Puis le Brésil.

Et là, c'est le choc de la bossa nova ! Il fréquente Joao Gilberto, Caetano Veloso et peaufine son écriture pour faire sonner le français au rythme brésilien.

Son premier album, en 1993, s'intitule "Zanzibar" :

Tout seul

"Zanzibar"


En 1995, on trouve dans "Blues indigo" le titre "Ca sert à quoi", en duo avec Chico Buarque


"Andalousie"


"Chanteur d'ascenseur" paraît en 2000, avec "Le bonheur en soi"


Suivent 4 autres albums, un roman et des livres pour enfants.

Son dernier opus en date (2021) s'appelle "Marcher derrière".

"Langue de bois"


"Marcher derrière"