lundi 6 juillet 2015

La Partie de Cartes

Il est des scènes de films que l'on dit cultes et qui marquent des générations de cinéphiles.


La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol en compte plusieurs, mais la plus fameuse est sans doute "la partie de cartes", extraite de Marius, premier épisode de cette fresque romanesque mythique, adaptée de ses pièces.


Des acteurs d'exception ont immortalisé le texte plein d'humour bon enfant de l'académicien provençal pour en faire un moment d'humour éternel.

Raimu, Charpin, Paul Dullac et Robert Vattier, rejoints par Pierre Fresnay, déroulent ce moment amical qui dérape pour notre plus grand plaisir.


vendredi 3 juillet 2015

Jerry Miller

Si vous n'êtes pas citoyen de la Confédération Helvétique, vous ne connaissez certainement pas
Jerry Miller 
et c'est bien dommage.

Né à Lucerne au début des années 90, ce jeune homme, auteur-compositeur-interprète, a tenté de représenter son pays à l'Eurovision en 2012.

Depuis sa carrière se développe doucement mais surement et comme il chante en anglais, il semble avoir trouvé la formule pour se faire apprécier de toutes les communautés linguistiques.

Quelques exemples de son talent :

"Your heart"


"Tonight"


"Feel that way"


"In my memory"


Parions que s'il était né anglais ou américain, Jerry Miller serait déjà une star internationale.

Alors, si ces vidéos vous ont séduits, faites le lui savoir sur sa page et suivez ce garçon plein de talent, romantique et moderne à la fois.

mardi 30 juin 2015

Jean Delville, star du symbolisme


Né le 19 janvier 1867 à Louvains, Jean Delville était un peintre belge de l'école symboliste.

Après des débuts réalistes, il propose des oeuvres marquées par l'ésotérisme, tant en dessin qu'en peinture.

Fondateur de l'association "Pour l'Art" qui regroupe la plupart des artistes symbolistes belges, il est honoré par l'Académie Royale de Belgique qui l'élit parmi ses membres en 1924.

Essayiste sur l'art et poète, Jean Delville disparaît en 1953 à Forest.

Wheel of the World
Age of Splendor
Orphée 
Prométhée

TÊTE D'OMBRE


Plus sombre que la nuit, plus triste que la mort,

masque pétrel d'horreur par des' mains ténébreuses,

la Bêtise au front lourd, sur ses lèvres heureuses,

laisse le mal poser son vieux serpent qui mord.

Car n'est-il pas écrit sur le livre invisible

où Sathan a tracé d'un long doigt tortueux

les signes incompris, brûlants et sulfureux,

que l'amour est l'amant de la Bête risible !

Au fond de l'œil impur fermentent les instincts,

cuves du sang promis aux immondes festins

dans l'énorme sabbat des larves érotiques.

- En accouplant le vice à la stupidité,

Sathan, sorcier fatal des rêves sabbatiques,

éternellement rit dans ce masque hébété!


The Treasor of Satan

The God Man
Love of Souls

SÉRÉNITÉ

A Gary de la Croze.

Sur ceux que ne frôla point l'aile de l'esprit

et qui n'ont pas reçu le don de la lumière,

o doux poëte, fais, sur tous ces fronts de pierre,

régner ton clair regard de rêve et de mépris..

Laisse l'impur troupeau de la bêtise humaine

passer et repasser sur les vieux chemins noirs ;

les aubes, à leur yeux, sont les éternels soirs ;

ils ne verront jamais lJ monstre qui les mène.

N'offre pas à l'aveugle un peu de ta clarté;

ne chante pas au sourd la parole divine;

il faut entendre et voir pour que l'on te destine

aux portiques d'azur de la lucidité..

Laisse monter vers toi leurs insultes funèbres

sans que ton manteau blanc dérange ses beaux plis;

par l immuable loi des destins accomplis

tous ces passants de plomb marchent dans leurs ténèbres.


Pour finir, ce tableau qui trône dans la salle des symbolistes du Musée d'Orsay et dont la signification peut donner cours à diverses interprétations...


Et bien, non, ce n'est pas le Christ et ses apôtres mais il est intitulé

"L'Ecole de Platon" !

samedi 27 juin 2015

Stirling Moss ou le fair-play mal récompensé

L'honnêteté en sport est une valeur régulièrement mise en avant dans les médias.
Toutefois, il peut arriver qu'un acte de fair-play ne soit finalement pas récompensé.

Petit retour en arrière : nous sommes en 1958, lors du Grand Prix de Formule 1 du Portugal.

Le britannique Mike Hawthorn est leader du championnat du monde des pilotes.


En dépit d'un tête à queue en course, il termine à la deuxième place, derrière son rival et compatriote Stirling Moss et empoche 6 points au classement général plus 1 pour avoir réalisé le meilleur chrono au tour lors des essais, alors que Moss en récolte 8.


Mais les commissaires accusent Hawthorn de manoeuvre dangereuse car il serait brièvement reparti à contre sens de la course lors de son incident. Ils veulent le déclasser et ne lui attribuer que son point du meilleur tour.

Moss, qui a été témoin de la scène, prend la défense de son adversaire et Hawthorn peut finalement conserver ses 7 points.

L'histoire aurait pu s'arrêter là.

Mais, ironie amère, à la fin de la saison, Mike Hawthorn est sacré Champion du Monde avec...1 point d'avance sur Stirling Moss.

Pour parachever ce goût d'injustice, notez que Moss ne parviendra jamais à remporter le Championnat du Monde.
Hawthorn quant à lui, mettra un terme à sa carrière à la fin de la saison 1958, particulièrement meurtrière chez les pilotes et trouvera la mort moins d'un an plus tard...dans un accident de la route !

mercredi 24 juin 2015

Divas divines : 2 - Michèle Arnaud

Michèle Arnaud, née Micheline Caré le 18 mars 1919 à Toulon est décédée le 30 mars 1998 à Maisons Lafitte.

Après des études littéraires, elle décroche deux certificats de philosophie à l'Ecole Libre des Sciences politiques.

En 1952, elle anime le cabaret parisien Milord l'Arsouille avec son mari Francis Claude et fait des apparitions sur la scène. Elle est accompagnée par un jeune pianiste timide nommé Serge Gainsbourg. 
Michèle Arnaud découvre qu'il est également auteur compositeur et le pousse à interpréter ses oeuvres sur la scène du cabaret.
Le grand Serge lui sera toujours reconnaissant en écrivant pour elle tout au long de sa carrière.

Après avoir représenté la France au premier Concours Eurovision de la Chanson, Michèle Arnaud entame une vraie carrière sur les scènes parisiennes.
La diversité de ses choix d'auteurs déconcerte le grand public.
Elle restera une sorte d'ovni intellectuelle dans le monde de la chanson, tablant sur une notoriété raisonnable pour promouvoir ses auteurs plutôt que de sacrifier aux modes et de "faire carrière".

Revenons à la fin des années 50 avec ce titre rive-gauche :

"Zon, zon, zon" de Maurice Vidalin et Jacques Datin


1964, "Et après" de Armand Seggian et Jacques Pezet


Restons dans les années 60 avec ce titre signé Bernard Dimey et Henri Salvador, "Si les eaux de la mer"

En 1963, Agnès Varda écrit une chanson pour son film Cléo de 5 à 7 sur une musique de Michel Legrand, "Sans toi" :


Mais les chansons les plus notables de son répertoire sont dues à la plume de Gainsbourg.
Trois exemples qui malheureusement sont rarement repris dans ses anthologies mais qui n'en sont pas moins remarquables :

"Les papillons noirs" (en duo,1966)


"Rêves et Caravelles" (1969)


"Ne dis rien", extrait de la comédie musicale Anna, écrite pour la télévision et produite par Michèle Arnaud :


C'est d'ailleurs à la télévision que Michèle Arnaud consacre la fin de sa carrière.
Productrice en 1963 de l'émission culte "Les Raisins Verts" qui révolutionna la télé et lança le réalisateur Jean-Christophe Averty, elle propose dès 1966 une sorte de hit-parade, "Tilt", animé par un certain Michel Drucker.
Ensuite elle produit des documentaires consacrés à des écrivains ou à des peintres, dont un sur Henri Miller reconnu internationalement.

Michèle Arnaud, une grande dame, intelligente et exigeante, que tout amateur de chanson française se doit d'honorer.

dimanche 21 juin 2015

Votez Rhinocéros !


En 1963, l'écrivain et médecin québécois Jacques Ferron (1921-1985), aux idéaux socialistes et pacifistes, fonde le Parti Rhinocéros qui se veut l'expression d'une satire du monde politique.

En tant que leader, il s'autoproclame "Eminence de la Grande Corne" du Parti Rhinocéros.
Le nom du mouvement lui a été inspiré par la pièce d'Eugène Ionesco. C'est aussi un
symbole, "puisque les politiciens ont, par leur nature, la peau épaisse, se déplacent lentement, ont l’intellect faible, peuvent se déplacer très vite lorsqu'ils sont en danger, ils aiment se vautrer dans la boue et ils ont de grandes cornes velues poussant au milieu de leurs visages et qui obstruent leur vision ".Le but est de moquer le système fédéraliste canadien, considéré comme une réminiscence du colonialisme britannique.

Jacques Ferron, Eminence de la Grande Corne
Quelques personnalités en vue de la Belle Province rejoignent le parti, comme Robert Charlebois, Michel Rivard, Guy Laliberté, Gaston Mirron ou Marie Chouinard. 

Ces célébrités se portent candidats à diverses élections locales ou fédérales entre 1963 et 1979.
Car, contre toute attente, les électeurs répondent présents et les votes se comptabilisent bientôt par milliers, même si leur nombre demeurent insuffisants pour assurer des sièges de députés provinciaux ou nationaux.

A la disparition de son fondateur, le Parti annonce sa dissolution, mais présente néanmoins des candidats aux élections de 1988, et comme en 1980 et 84, ne se limite plus au seul Québec.

En 1993, de nouvelles dispositions de reconnaissance des partis politiques signent la fin du Parti Rhinocéros.

Il renaîtra de ses cendres en 2005, sous le nom de neorhino.ca, puis à nouveau Parti Rhinocéros.

L'axe principal du parti est de "ne tenir aucune promesse électorale".

Voici par ailleurs, quelques propositions essentielles qu'il présenta aux électeurs :

Abolir la loi de la gravité.

Réduire la vitesse de la lumière parce qu'elle va beaucoup trop vite.

Paver la province du Manitoba pour créer le plus grand stationnement du monde.

Fournir une éducation plus élevée aux Canadiens en construisant des écoles plus hautes.

Instituer l'anglais, le français et l'analphabétisme comme les trois langues officielles du Canada

Démolir les montagnes Rocheuses de sorte que les électeurs de l'Alberta puissent voir le coucher du soleil du Pacifique, ou les déplacer d'un mètre vers l’ouest comme projet de création d’emploi.

Raser les montagnes Rocheuses et les transporter dans les Grands Lacs, pour aplanir les disparités régionales et obtenir un Canada uni.

Légaliser le pot. Et les casseroles. Et les spatules. Et d'autres ustensiles de cuisine.

Mettre fin à la crise de l'énergie, en réduisant les coûts du transport en déplaçant les villes de Montréal de 50 km vers l’ouest et Toronto de 50 km vers l’est.

Supprimer le pompage du pétrole de la terre parce que ce pétrole est là pour permettre à la Terre de se déplacer sur son axe et que si vous retirez le pétrole, la chose entière s'arrêtera.

Abolir l'environnement parce qu'il est trop difficile de le garder propre et qu'il prend trop d'espace.
Rendre le vert fluo la couleur nationale du Canada.

Adopter le système britannique de la conduite du côté gauche ; ceci devant être mis en place graduellement, en cinq ans, en commençant avec les gros camions lourds d'abord, puis les autobus, et les petites voitures et bicyclettes en tout dernier.

Mettre la dette nationale sur une carte Visa et la déclarer volée par la suite.

Déclarer la guerre à la Belgique car un personnage de bande dessinée belge, Tintin, a tué un rhinocéros dans un des albums.
Offrir de mettre fin à la guerre Belgique-Canada si la Belgique livre une boîte de moules et une caisse de bière belge au « quartier arrière » Rhinocéros de Montréal. (Ce qu'a fait l'ambassade de Belgique à Ottawa.)

Indiquer des limites côtières maritimes du Canada en peinture de sorte que les poissons canadiens sachent où ils sont à tout moment.

Compter les Mille-Îles pour s'assurer qu’aucune n'est absente.

Rendre les Canadiens plus forts en mettant des stéroïdes dans l'eau.

Remplacer l'eau des abreuvoirs par du jus d'orange.

Envelopper l'Alberta dans du plastique pour étudier l'effet de serre.

Éliminer la faim et l'obésité en donnant les gros à manger aux pauvres.

Asphalter le fond du lac Saint-Jean pour que les hameçons arrêtent de s'y accrocher.

Transformer l'aéroport de Mirabel en aéroport souterrain pour rendre les terres aux cultivateurs expropriés.

Renverser le Mont Chaudron pour y faire cuire des fèves au lard.

Unifier Cuba et le Québec pour former un pays appelé Cubec.

Éliminer le mot dictionnaire du dictionnaire afin que lorsque nous consultions le dictionnaire, en réalité, nous feuilletions quelque chose qui n'existe pas

Empêcher les jeunes d'aller à l'école pour ainsi réduire le taux de décrochage scolaire.

Obliger les fabricants automobile de vendre des véhicules en caoutchouc et des pneus en métal, les accidents seraient moins sévères et les crevaison seraient bannies.

Donner le droit de grève aux chômeurs.

jeudi 18 juin 2015

Andrew Eccles


Andrew Eccles est un globe-trotter.
Né en Angleterre, il a été élevé à Toronto, puis habitant Hawaï, il fait ses études à Vancouver avant de passer par le Texas et de finalement s'installer à New York.

Devenu photographe professionnel en 1987, après avoir collaboré avec Annie Leibowitz et Robert Mappelthorpe.

Ses clichés de célébrités du spectacle, du sport et de la musique sont publiés dans tous les magazines de la planète.




Mais ce qui m'a séduit ce sont ses illustrations des contes de fées de notre enfance, à sa manière très personnelle...