mardi 7 avril 2020
Ces jours qui disparaissent
Voila un roman graphique qui sort de l'ordinaire.
Parce que c'est plus qu'une bande dessinée.
C'est un bouquin de philosophie et de psychologie qui va vous entraîner dans des réflexions sans fin sur le sens et la nature de la vie, des rêves et des espérances humaines, de la destiné et enfin de la réalité du quotidien.
Le moins que l'on puisse dire de son auteur, Timothé Le Boucher, c'est qu'il est tombé dans la bédé dès son berceau.
Né le 25 octobre 1988, il étudie très tôt à l'Ecole européenne supérieure de l'image à Angoulème d'où il sort diplômé d'un master bande dessinée.
En parallèle, il met en lignes ses dessins sur le site participatif Manolosanctis.
C'est pendant ses études, et alors qu'il n'a que 22 ans, que Timothé réalise sa première oeuvre :
"Skins party", publié par Manolosanctis.
Scénariste, dessinateur et coloriste, Timothé Le Boucher publie deux autres albums "one shot" que sont "Vivre dessous" (en collaboration) et " Vestiaires" (seul).
"Ces jours qui disparaissent" est donc son troisième opus solo.
Et selon la critique, celui de la révélation d'un talent hors norme, débarrassé des influences adolescentes des précédents.
De plus édité par une maison de référence, Glenat.
Lubin Maréchal est un jeune artiste de cirque d'une vingtaine d'année qui, soudainement, se rend compte qu'il ne vit plus qu'un jour sur deux. Sans souvenir de ces "absences", il voit petit à petit sa vie lui échapper au profit d'un double, à la personnalité opposée à la sienne, les black-out étant de plus en plus longs.
Pour essayer de comprendre, il va entrer en contact avec l'autre lui même en vidéo, mais rien n'y fait...
Qui sommes nous vraiment ? De quoi est fait notre personnalité ? La schizophrénie est elle une déviance ou la norme ? Et quelle facette est la réalité ? Celle rêvée et désirée ou la triviale et socialement admise ?
Autant de questions qui vous hanteront après avoir refermé cet album.
Laissez vous embarquer dans l'histoire de Lubin et posez vous les bonnes questions...
samedi 4 avril 2020
Jean-Louis Foulquier, le père des Francofolies
Ancien rugbyman du Stade Rochelais, Jean-Louis Foulquier était un animateur et producteur de radio, né le 24 juin 1943 à La Rochelle où il est décédé le 10 décembre 2013.
En 1966 il entre à France Inter où il animera plusieurs émissions :
Studio de nuit - Bain de minuit - Saltimbanques - Y a de la chanson dans l'air - Pollen - Les copains d'abord.
Il est licencié le 29 août 2008 après 43 ans d'antenne.
En 1985, cet amoureux de la chanson française créé les Francofolies de La Rochelle qu'il dirige jusqu'en 2004.
Parallèlement à la radio, il joue dans divers films et téléfilms, des rôles plus ou moins importants.
Il est également épisodiquement chanteur.
"Faut pas croire"
"J'enterre ma vie de glaçon"
"To see the sea"
Jean-Louis Foulquier est un de ces personnages qui font la gloire - et devraient faire la fierté - du service public.
Sa passion pour la musique et les artistes francophones devraient être un exemple pour ses successeurs sur les ondes.
Un exemple bien trop oublié aujourd'hui.
D'où cet hommage. Respectueux et amical. Celui d'un admirateur.
jeudi 2 avril 2020
Xavier Marabout, ou Tintin chez Hopper
Xavier Marabout a vu le jour un vendredi 13 de l'année 1967.
C'est peut être cette date qui est à l'origine de sa carrière un brin inhabituelle.
Après des études scientifiques, en 1990, il devient ingénieur commercial pour un laboratoire médical.
Parallèlement il s'adonne à la peinture et organise des expositions privées.
En 2006, il abandonne la filière pharmaceutique et se consacre exclusivement à son art.
Passionné par le "strip art" - école picturale qui consiste à réduire une série d'oeuvres à l'état de décor pour ensuite le fusionner avec un autre univers - il propose, entre autre, une fusion entre Picasso et Tex Avery et également entre Tintin et les tableaux d'Edward Hopper.
Je laisse votre curiosité vous guider pour retrouver les tableaux de Hopper qui ont servi de décor à Xavier Marabout.
mercredi 1 avril 2020
L'humour du métro
Depuis quelques années, la RATP s'est prise au jeu et, régulièrement, célèbre le premier avril en changeant le nom des stations de son réseau métropolitain. Ou en les complétant de façon ludique avec force de calembours.
Pour alléger un peu celui de cette année, je vous propose d'y jeter un coup d'oeil rétrospectif, en commençant par l'année 2016 (nous verrons pour retrouver d'autres années une prochaine fois).
Pour alléger un peu celui de cette année, je vous propose d'y jeter un coup d'oeil rétrospectif, en commençant par l'année 2016 (nous verrons pour retrouver d'autres années une prochaine fois).
lundi 30 mars 2020
Féfé de Broadway
Féfé de Broadway est une pièce de théâtre écrite par Jean Poiret et créée en avril 1977 au Théâtre des Variétés à Paris dans une mise en scène de Pierre Mondy.
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| Jean Poiret (1926-1992) |
(Jacqueline Maillan) qui souhaite relancer sa carrière.
Hélas, les conceptions du théâtre des deux sont difficilement conciliables : Maria est de la vieille école pour qui une pièce est d'abord la performance d'une star et où tout doit graviter autour d'elle.
Volker, lui, a fait ses armes à Broadway, et comprend le spectacle comme un travail collectif d'une troupe.
Les acteurs de complément, Marie-Hélène Mercier (Annick Allane), Etienne Demarcy (Roger Carel), Thierry Vallier - amant de Maria - (Yvan Varco) ne sont pas à la hauteur des attentes de Volker...
Sur des musiques de Michel Emer (mari de Jacqueline Maillan) et de Pierre Porte,
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| Pierre Porte (1945-) |
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| Michel Emer (1906-1984) |
Il semble que l'auteur ait été inspiré par l'actrice Marie Bell (1900-1985) et sa fin de carrière...
Voici le début, avec la distribution de la création, filmée par Jeannette Hubert :
vendredi 27 mars 2020
The Hu, le folk-métal de Mongolie
On n'est jamais déçu quand on traîne sur Youtube...
Une balade sur la plateforme m'a permis de découvrir ce groupe : The Hu.
Fondé en 2016, à Oulan-Bator (Mongolie), il se compose de quatre membres,
Galbadrakh Tsendbaatar "Gala"au Morin khuur (instrument à cordes) et au chant principal khöömii,
Nyamjantsan Galsanjamts "Jaya" au tumur khuur (guimbarde) et au chant khöömii (chant de gorge polyphonique) ainsi qu' au tsuur (flûte nasale),
Enkhasaikhan Batjargal "Enkush" au Morin khuur et chant khöömii
Temuulen Naranbaatar "Temka" au tovshuur (guitare mongole).
En 2018, les musiciens postent sur le net leurs deux premiers clips qui comptabilisent à ce jour près de 30 millions de vues.
Remarqués par un label, ils enregistrent un album en septembre 2019.
Sur les tournées, quatre autres musiciens accompagnent les créateurs du groupe :
Batkhuu Batbayar – Bass, Backing Vocals
Unumunkh Maralkhuu " Ono"– Percussion, Tumur Khuur, Backing Vocals
Odbayar Gantumur "Odko" – Drums
Se définissant comme un groupe de hunnu rock - en référence à l'ancien empire des Huns -, The Hu propose un mélange entre musique traditionnelle mongole et heavy metal.
Ils ont été récompensés par le Président de la République de Mongolie, Khaltmaagiin Battulga, de la plus haute récompense du pays, l'Ordre de Gengis Khan, en novembre 2019, pour leur rôle dans la promotion de la culture mongole.
The Great Gengis Khan
Yuve yuve yu
Wolf totem
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