mardi 4 février 2020
Mati Gelman, l'élégance fantastique
Mati Gelman est un photographe israélien né en 1985 à Szeged, en Hongrie.
A la chute du régime communiste, en 1989, sa famille émigre dans un kibboutz dans le centre d' Israël.
Bien que passionné par les arts, il doit s'orienter, pour des raisons de survie quotidienne, vers des études plus pratique et obtient un diplôme de chimie.
Ce n'est qu'en 2015 qu'il quitte Tel Aviv, où il vit et travaille, pour s'installer, avec son mari, à New York.
C'est là qu'il commence à s'adonner à la photographie. En amateur d'abord puis en professionnel.
Entre créations artistiques et réalisations publicitaires, Mati commence à se faire un nom.
Jugez vous même :
samedi 1 février 2020
Retour chez Minako
Internet et Youtube, en particulier, sont comme la langue selon Esope : ils charrient le pire et le meilleur.
Le 1er février 2009 je vous ai fait découvrir une chanteuse japonaise disparue, Minako Honda.
L'un de ses admirateurs, dans les commentaires, me fit part de sa crainte de la voir sombrer dans l'oubli et quitter la mémoire de ses compatriotes.
Or, il y a quelques jours, au hasard d'une errance sur la plateforme, je retrouve la vidéo que j'avais mis en ligne à l'époque.
En l'écoutant je constate qu'elle est accompagnée, sur la colonne de droite, de plusieurs autres performances de Minako.
Et de lire les commentaires, je me rends compte que les peurs de notre ami-fan étaient infondées : récentes et toujours admiratives, les appréciations des internautes sont très nombreuses et passionnées.
Dix ans plus tard, il y encore plus de clips célébrant la gloire de Minako Honda sur la toile !
Mais pour bien se recentrer sur la chose, rappelez vous que Minako, à ses débuts c'était ça :
Temptation
ou ceci : Feel like I'm running
Puis il y eut ce générique d'animé : Kaze no Uta
Et elle découvrit ses capacités vocales !
Et ce fut, sur scène, Les Misérables, dans le rôle d' Eponine : On my own
Pendant sa maladie, en dépit de la chimiothérapie, elle continue à exercer sa voix, en chantant pour les malades.
A son retour public, elle propose ainsi un tout autre répertoire :
Vocalise
Et ce morceau extraordinaire, prétexte à une performance vocale hors du commun : une note tenue pendant 30 secondes ! Et avec quelle aisance !
Tsubasa
Plus que jamais, le talent de Minako Honda illumine Youtube ! For ever...
Le 1er février 2009 je vous ai fait découvrir une chanteuse japonaise disparue, Minako Honda.
L'un de ses admirateurs, dans les commentaires, me fit part de sa crainte de la voir sombrer dans l'oubli et quitter la mémoire de ses compatriotes.
Or, il y a quelques jours, au hasard d'une errance sur la plateforme, je retrouve la vidéo que j'avais mis en ligne à l'époque.
En l'écoutant je constate qu'elle est accompagnée, sur la colonne de droite, de plusieurs autres performances de Minako.
Et de lire les commentaires, je me rends compte que les peurs de notre ami-fan étaient infondées : récentes et toujours admiratives, les appréciations des internautes sont très nombreuses et passionnées.
Dix ans plus tard, il y encore plus de clips célébrant la gloire de Minako Honda sur la toile !
Mais pour bien se recentrer sur la chose, rappelez vous que Minako, à ses débuts c'était ça :
Temptation
ou ceci : Feel like I'm running
Puis il y eut ce générique d'animé : Kaze no Uta
Et elle découvrit ses capacités vocales !
Et ce fut, sur scène, Les Misérables, dans le rôle d' Eponine : On my own
Pendant sa maladie, en dépit de la chimiothérapie, elle continue à exercer sa voix, en chantant pour les malades.
A son retour public, elle propose ainsi un tout autre répertoire :
Vocalise
Et ce morceau extraordinaire, prétexte à une performance vocale hors du commun : une note tenue pendant 30 secondes ! Et avec quelle aisance !
Tsubasa
Plus que jamais, le talent de Minako Honda illumine Youtube ! For ever...
jeudi 30 janvier 2020
Patrick Chappatte, dessinateur de presse
Vous avez sans doute déjà vu ses dessins dans la Canard Enchaîné.
C'est le seul journal français auquel il collabore.
Patrick Chappatte est un dessinateur de presse international.
Il est né le 22 février 1967 à Karachi, au Pakistan, mais il est de nationalité suisse.
Il débute dans la presse de son pays avant de partir pour New York de 1995 à 1998.
Là, il travaille pour le New York Times.
Il crée la bande dessinée Rob the Cybernaut pour l'hebdomadaire Newsweek.
En 2012, l'Amérique reconnait la qualité de son travail : il est le premier non étatsunien à recevoir le Thomas Nast Award, décerné par l'Overseas Press Club of America.
Il le recevra à nouveau en 2015 et le Prix du meilleur cartoon de politique internationale en 2017.
Aujourd'hui, Chappatte vit entre Genève et Los Angeles et travaille pour plusieurs journaux :
les quotidiens
Le Temps et le Neue Zürcher Zeitung (Suisse)
International New York Times et le New York Times (jusqu'en 2019)
les hebdos
Le Canard Enchaîné (France)
Der Spiegel (Allemagne)
Il poste aussi des dessins sur son site internet.
Il a réalisé des reportages en cartoons sur la guerre de Gaza (2009), les bidonvilles de Nairobi (2010)
les bandes criminelles de Ciudad Guatemala (2012) ou les couloirs de la morts aux USA (2016).
Certains ont même pris la forme de films d'animation.
C'est le seul journal français auquel il collabore.
Patrick Chappatte est un dessinateur de presse international.
Il est né le 22 février 1967 à Karachi, au Pakistan, mais il est de nationalité suisse.
Il débute dans la presse de son pays avant de partir pour New York de 1995 à 1998.
Là, il travaille pour le New York Times.
Il crée la bande dessinée Rob the Cybernaut pour l'hebdomadaire Newsweek.
En 2012, l'Amérique reconnait la qualité de son travail : il est le premier non étatsunien à recevoir le Thomas Nast Award, décerné par l'Overseas Press Club of America.
Il le recevra à nouveau en 2015 et le Prix du meilleur cartoon de politique internationale en 2017.
Aujourd'hui, Chappatte vit entre Genève et Los Angeles et travaille pour plusieurs journaux :
les quotidiens
Le Temps et le Neue Zürcher Zeitung (Suisse)
International New York Times et le New York Times (jusqu'en 2019)
les hebdos
Le Canard Enchaîné (France)
Der Spiegel (Allemagne)
Il poste aussi des dessins sur son site internet.
Il a réalisé des reportages en cartoons sur la guerre de Gaza (2009), les bidonvilles de Nairobi (2010)
les bandes criminelles de Ciudad Guatemala (2012) ou les couloirs de la morts aux USA (2016).
Certains ont même pris la forme de films d'animation.
mardi 28 janvier 2020
La prise de catch inédite
Southside Wrestling Entertainment est un organisateur de combats de catch.
Je ne sais pas à quel point ces compétitions sont sérieuses mais je vous propose une séquence culte d'une rencontre à 6.
Sortie de son contexte , impossible de savoir qui combat avec qui ou si tous les athlètes agissent en indépendants.
Mais je vous laisse apprécier cette prise inédite, réalisée par le catcheur Joey Ryan :
Je ne sais pas à quel point ces compétitions sont sérieuses mais je vous propose une séquence culte d'une rencontre à 6.
Sortie de son contexte , impossible de savoir qui combat avec qui ou si tous les athlètes agissent en indépendants.
Mais je vous laisse apprécier cette prise inédite, réalisée par le catcheur Joey Ryan :
samedi 25 janvier 2020
Penthée, l'opéra du Régent
La légende de Penthée est une de ces histoires dont seule la mythologie grecque a le secret.
Penthée est le petit-fils et successeur du roi de Thèbes, Cadmos.
Il s'oppose à l'introduction dans son royaume du culte de Dionysos, dont les cérémonies festives donnent lieu à des débordements orgiaques qui menaceraient la stabilité du gouvernement.
Un jour qu'il espionne, déguisé, les ménades (des femmes qui célèbrent Dionysos secrètement) sur la montagne, caché derrière un rocher, l'une d'elles, le prenant pour un lion donne l'alerte.
Les femmes se jettent sur lui et le tuent.
Or parmi ces ménades figuraient la mère et les tantes de Penthée.
Le dramaturge Euripide en fera le sujet de sa tragédie "Les Bacchantes".
Dionysos revient dans sa ville natale de Thèbes et entend s'y faire adorer et célébrer comme le dieu qu'il est (il est le fils de Zeus). Séduisant les femmes de la région, il demande au roi Cadmos d'autoriser son culte. Devant les débordements que ces manifestations provoquent, le roi hésite puis accepte par esprit de conciliation (si cet étranger est vraiment un dieu, soyons prudents).
Mais Penthée, qui entre temps exerce le pouvoir, refuse cette situation : il fait arrêter l'étranger. Mais les femmes, rendues folles par Dionysos, détruisent et tuent tout sur leur passage.
Miraculeusement libéré, Dionysos persuade Penthée d'aller voir par lui même la vraie nature des bacchanales : travesti en femme, Penthée se rend sur la montagne et est massacré par les furies, sa mère et ses tantes en tête. Une fois le crime révélé, la mère de Penthée se jette dans les flots.
En voici une adaptation avec Maxime Le Gac
Joué pour la première fois le 16 juillet 1705, dans la grande salle du Palais Royal (résidence du Duc), en présence du Roi, l'opéra, qui comporte 5 actes sera donné à nouveau le 8 mai 1706 devant le Dauphin.
Archivé à la Bibliothèque de l'Arsenal, le manuscrit comporte la mention que le Duc d'Orléans a interdit toute représentation et publication.
Le musicien Antoine Duhamel, pour composer la bande originale du film de Bertraand Tavernier, "Que la fête commence" parvint, en 1976 à s'en procurer quelques extraits.
"Air de Venus" extrait du Prologue
Egalement issu du Prologue, "Air des grâces et plaisirs"
Extraits de l'acte V :
"O douleur" choeur final
Penthée est le petit-fils et successeur du roi de Thèbes, Cadmos.
Il s'oppose à l'introduction dans son royaume du culte de Dionysos, dont les cérémonies festives donnent lieu à des débordements orgiaques qui menaceraient la stabilité du gouvernement.
Un jour qu'il espionne, déguisé, les ménades (des femmes qui célèbrent Dionysos secrètement) sur la montagne, caché derrière un rocher, l'une d'elles, le prenant pour un lion donne l'alerte.
Les femmes se jettent sur lui et le tuent.
Or parmi ces ménades figuraient la mère et les tantes de Penthée.
Le dramaturge Euripide en fera le sujet de sa tragédie "Les Bacchantes".
Dionysos revient dans sa ville natale de Thèbes et entend s'y faire adorer et célébrer comme le dieu qu'il est (il est le fils de Zeus). Séduisant les femmes de la région, il demande au roi Cadmos d'autoriser son culte. Devant les débordements que ces manifestations provoquent, le roi hésite puis accepte par esprit de conciliation (si cet étranger est vraiment un dieu, soyons prudents).
Mais Penthée, qui entre temps exerce le pouvoir, refuse cette situation : il fait arrêter l'étranger. Mais les femmes, rendues folles par Dionysos, détruisent et tuent tout sur leur passage.
Miraculeusement libéré, Dionysos persuade Penthée d'aller voir par lui même la vraie nature des bacchanales : travesti en femme, Penthée se rend sur la montagne et est massacré par les furies, sa mère et ses tantes en tête. Une fois le crime révélé, la mère de Penthée se jette dans les flots.
En voici une adaptation avec Maxime Le Gac
Au début du XVIIIème siècle, le Duc Philippe d'Orléans, qui n'est pas encore le Régent de France, compose un opéra à partir de cette légende.
Son librettiste est le poète Charles-Auguste de la Fare (1644-1712).Joué pour la première fois le 16 juillet 1705, dans la grande salle du Palais Royal (résidence du Duc), en présence du Roi, l'opéra, qui comporte 5 actes sera donné à nouveau le 8 mai 1706 devant le Dauphin.
Archivé à la Bibliothèque de l'Arsenal, le manuscrit comporte la mention que le Duc d'Orléans a interdit toute représentation et publication.
Le musicien Antoine Duhamel, pour composer la bande originale du film de Bertraand Tavernier, "Que la fête commence" parvint, en 1976 à s'en procurer quelques extraits.
"Air de Venus" extrait du Prologue
Egalement issu du Prologue, "Air des grâces et plaisirs"
Extraits de l'acte V :
"O douleur" choeur final
jeudi 23 janvier 2020
Zoo Project : l'autre Bilal, l'Artiste
Une histoire triste à présent.
Où les foyers de révolutions, les théâtres de guerres ou les contrées réputées sauvages sont plus sures que les métropoles des pays prétendument civilisés....
Notre héros s'appelait Bilal Berreni.
Né entre le 1er juillet 1989 et le 31 du même mois 1990, d'une mère périgourdine (fille de résistant) et d'un père algérien, metteur en scène et directeur du théâtre de l'Echo dans le XXème arrondissement de Paris, Bilal commence dès l'âge de 15 ans à peindre sur les murs de son quartier.
Il passe un bac d'arts appliqués à l'Ecole Boulle puis un BTS de communication graphique à l'Ecole Duperré.
Il couvre les murs de Paris de grandes fresques en noir et blanc, signées Zoo Project, qu'il voulait collectif mais dont il demeurera le seul membre.
En 2011, il se fait remarquer par son travail en Tunisie, pendant la Révolution de Jasmin.
En 2012 avec le réalisateur Antoine Page, il entreprend un périple en Europe de l'Est, puis à travers l'ex-URSS.
De ce voyage sort un film documentaire "C'est assez bien d'être fou"
Bilal réalise cette installation à Odessa, qui fera l'objet d'un reportage de la télévision ukrainienne.
D'autres oeuvres parsèment la France :
Marseille
Dieppe
Certaines ont donné lieu à des "accrochages" :
Le 29 juillet 2013 le corps d'un jeune homme est retrouvé dans un immeuble désaffecté de Détroit.
Il a été assassiné par balle.
Ce n'est qu'en mars 2014 qu'il sera identifié comme étant celui de Bilal.
Il a été abattu par un groupe de jeunes gens (de 17 à 20 ans) qui l'ont tué pour le voler.
Arrêtés, ils purgent actuellement de lourdes peines de prison.
Parti pour y exercer ses talents et son art, Bilal aura trouvé la mort dans ce grand pays qui fait tant rêver les artistes.
Et pour ne pas oublier cet artiste parti bien trop jeune, la Mairie de Paris a donné son nom à une place dans le quartier Saint Blaise dans le 20° arrondissement où il a vécu sa jeunesse.
Elle a été inaugurée le 6 juillet 2019.
Vous pouvez en apprendre plus sur ce site : https://www.zoo-project.com/hommage/
Où les foyers de révolutions, les théâtres de guerres ou les contrées réputées sauvages sont plus sures que les métropoles des pays prétendument civilisés....
Notre héros s'appelait Bilal Berreni.
Né entre le 1er juillet 1989 et le 31 du même mois 1990, d'une mère périgourdine (fille de résistant) et d'un père algérien, metteur en scène et directeur du théâtre de l'Echo dans le XXème arrondissement de Paris, Bilal commence dès l'âge de 15 ans à peindre sur les murs de son quartier.
Il passe un bac d'arts appliqués à l'Ecole Boulle puis un BTS de communication graphique à l'Ecole Duperré.
Il couvre les murs de Paris de grandes fresques en noir et blanc, signées Zoo Project, qu'il voulait collectif mais dont il demeurera le seul membre.
En 2011, il se fait remarquer par son travail en Tunisie, pendant la Révolution de Jasmin.
En 2012 avec le réalisateur Antoine Page, il entreprend un périple en Europe de l'Est, puis à travers l'ex-URSS.
De ce voyage sort un film documentaire "C'est assez bien d'être fou"
Bilal réalise cette installation à Odessa, qui fera l'objet d'un reportage de la télévision ukrainienne.
D'autres oeuvres parsèment la France :
Marseille
Dieppe
Certaines ont donné lieu à des "accrochages" :
Le 29 juillet 2013 le corps d'un jeune homme est retrouvé dans un immeuble désaffecté de Détroit.
Il a été assassiné par balle.
Ce n'est qu'en mars 2014 qu'il sera identifié comme étant celui de Bilal.
Il a été abattu par un groupe de jeunes gens (de 17 à 20 ans) qui l'ont tué pour le voler.
Arrêtés, ils purgent actuellement de lourdes peines de prison.
Parti pour y exercer ses talents et son art, Bilal aura trouvé la mort dans ce grand pays qui fait tant rêver les artistes.
Et pour ne pas oublier cet artiste parti bien trop jeune, la Mairie de Paris a donné son nom à une place dans le quartier Saint Blaise dans le 20° arrondissement où il a vécu sa jeunesse.
Elle a été inaugurée le 6 juillet 2019.
Vous pouvez en apprendre plus sur ce site : https://www.zoo-project.com/hommage/
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