mercredi 17 mars 2021

Nathan Carter, nouveau barde irlandais

 

Bien qu'il ait vu le jour à Liverpool, le 28 mai 1990, le jeune Nathan Carter tombe très jeune dans le chaudron de la musique gaëlo-celtique typique des voisins irlandais.

Tant et si bien qu'à 10 ans, il reçoit, comme joueur d'accordéon, le All Ireland Title for traditional singing.
A sa majorité, il part s'installer à Dublin.

Son premier album, en 2007, est célébré comme incarnant le renouveau de la chanson country dans les deux îles de Grande Bretagne et d'Irlande.

Ses disques suivants accentuent la pente du succès et en 2017, Nathan se produit sur la chaîne américaine PBS pour un récital.

Alliant variété pop, musique traditionnelle et folk, les chansons de Nathan Carter se caractérisent par la joie de vivre, l'entrain et l'amour du pays.

Caledonia (2013)


On the boat to Liverpool (2014)


Good morning beautiful (2015)


Temple Bar (2016)


Leavin' the dream (2017)


Gone Girls (2019)



lundi 15 mars 2021

Le rire noir d'Elodie Poux

 

Vous la connaissez peut être si vous êtes un auditeur de France Inter ou un téléspectateur assidu de Paris Première et de sa revue de presse.

Elodie Poux est née le 3 septembre 1982 à Longjumeau (Essonne).

Etre une animatrice périscolaire mène à tout pourvu qu'on s'en échappe !
C'est ce qui arrive à Elodie, dans sa région nantaise. Elle s'échappe de l'Education Nationale pour se lancer dans la comédie.
Petites troupes, petites salles, puis assez vite, en ayant pris des cours de théâtre, de chant, d'art du conte et d'expression corporelle, elle est engagée sur des festivals plus importants, participe à des tournées d'humoristes réputés (comme Jean-Marie Bigard) et monte enfin un spectacle à Paris en 2013.

Là, tout s'enchaîne : la radio, la télé, le succès !

Son style ? Un humour qu'on dit noir pour simplifier, mais toujours avec un sourire éclatant et une bonhommie décalée, un peu à l'image de feu Pierre Doris pour les plus anciens.

Allez, on la regarde pour mieux comprendre : Le syndrome du Playmobil


Survivre en école maternelle


Vivre sans enfant


samedi 13 mars 2021

Musk Ming dénude les chinois

 

Que faire quand on est né en Chine, que l'on aime les hommes et qu'on est doué pour les dessiner ?

On part s'installer en Europe.

Ainsi, Musk Ming (c'est son véritable patronyme mais son prénom est emprunté à la parfumerie) décide, en 2005, de poser ses toiles et ses pinceaux à Berlin.

Là il peut exprimer ses goûts et son talent.

Il postule néanmoins pour l'exposition qui doit ouvrir les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, mais ses tableaux sont retirés très vite pour cause d'immoralité...

Car Musk Ming ne sait peindre les hommes que nus !

La preuve en images : les athlètes...






...les gardes rouges...






...divers mâles...






et même dans ses oeuvres les plus récentes :







mercredi 10 mars 2021

Classiques du futur : 3 - Gaël Faye

 

Quand certains esprits étroits gémissent que la qualité des chansons françaises d'aujourd'hui va en s'étiolant, j'ai envie de les renvoyer à l'écoute attentive des oeuvres de ce jeune homme.

Gaël Faye a vu le jour le 6 août 1982 à Bujumbura, capitale du Burundi, d'une mère tutsie et d'un père français.
C'est d'ailleurs à ce titre qu'il est rapatrié en France avec sa soeur quand éclate la guerre civile burundaise de 1993. ils arrivent en métropole en avril 1995.

Pour se reconstruire, il découvre le rap et le hip-hop.
Après ses études au lycée Jules Ferry de Versailles, il décroche un master de finances et travaille à Londres pendant deux ans pour un fonds d'investissements.

En 2009, de retour en France, il se lance dans la musique en formant avec Edgar Sekloka, le duo 
Milk Coffee & Sugar. Ils sortent un album et se font remarquer au printemps de Bourges.

Sekloka quitte le duo et Gaël fait cavalier seul, en 2013, avec un album solo,
"Pili pili sur un croissant au beurre", dans lequel figure son premier succès, "Petit Pays" :


En 2017, un EP, intitulé "Rythmes et botanique", contient ce titre :"Tôt  le matin"


Un deuxième EP, "Des fleurs" sort en 2018. Y figure ce titre, "Ballade brésilienne" en duo avec 
Flavia Coelho :


Après quelques collaborations (Oxmo Puccino, Ben L'Oncle Soul, Tim Dup...) il produit un nouvel album en 2020, "Lundi méchant" avec cette chanson éponyme :


ou encore "Respire" :


Pour se convaincre que la belle écriture de chansons perdure, et brillement, on peut écouter les créations de Gaël Faye. Sans modération.
Ou lire son roman, multi primé, qui raconte son histoire de jeune exilé, "Petit Pays"

On ne doit pas douter de la beauté des choses, même sous un ciel tortionnaire. Si tu n’es pas étonné par le chant du coq ou par la lumière au-dessus des crêtes, si tu ne crois pas en la bonté de ton âme, alors tu ne te bats plus, et c’est comme si tu étais déjà mort.

Plus tard, quand je serai grand, je veux être mécanicien pour ne jamais être en panne dans la vie. Il faut savoir réparer les choses quand elles ne fonctionnent plus.

Je pensais être exilé de mon pays. En revenant sur les traces de mon passé, j'ai compris que je l'étais de mon enfance. Ce qui me paraît bien plus cruel encore.

J'ai les yeux marron donc je ne vois les autres qu'en marron.
Ma mère, mon père, ma soeur, Prothé, Donatien, Innocent, les copains...ils sont tous lait au café. Chacun voit le monde à travers la couleur de ses yeux.

Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormis.

Je n'habite nulle part. Habiter signifie se fondre charnellement dans la topographie d'un lieu, l'anfractuosité de l'environnement. Ici, rien de tout ça. Je ne fais que passer.

Nous vivons sur le lieu de la Tragédie. L’Afrique a la forme d’un revolver. Rien à faire contre cette évidence. Tirons-nous. Dessus ou ailleurs, mais tirons-nous !

Si l'on est d'un pays, si l'on y est né, comme qui dirait : natif-natal, eh bien, on l'a dans les yeux, la peau, les mains, avec la chevelure de ses arbres, la chair de sa terre, les os de ses pierres, le sang de ses rivières, son ciel, sa saveur, ses hommes et ses femmes

Nous étions tristes d'être privés de ces choses dont nous nous étions passés jusque là. Et ce sentiment nous changeait de l'intérieur. Nous détestions en silence ceux qui les possédaient.


lundi 8 mars 2021

Tristan Cabral, poète mort deux fois

 

La littérature est parfois féconde en matière d'imposture ou de canulars.
Après vous avoir parlé de la bonne blague perpétrée par Romain Gary, je vous invite à découvrir une curieuse manipulation.

Né le 1er mars 1944 à Arcachon, Yann Houssin a été professeur de philosophie au lycée Alphonse-Daudet de Nimes pendant 30 ans.

A partir de 1964 il va diffuser l'oeuvre poétique posthume d'un certain Tristan Cabral, qui se serait suicidé en 1972 à moins de 30 ans.

Or, il s'avère que le dit poète n'est autre que le pseudonyme de Yann Houssin et que les textes publiés sous ce nom sont en fait les siens.

Il publie ainsi plus d'une vingtaine de recueils de poésie de 1964 à 2019.

Yann Houssin décède le 22 juin 2020.
On peut donc dire que le poète Tristan Cabral, suicidé en 1972, est définitivement mort en 2020 !
Les poètes ne sont décidemment pas des gens comme les autres...

Je voulais vous faire partager quelques uns de ces poèmes et vous faire juge du talent de cet écrivain fantôme :

Extraits du recueil "Ouvrez le feu !"

Je suis né d’une erreur du vent et de la mer
C’est pourquoi j’ai vécu au rythme des marées
Entre les hommes et dieu je n’ai pas pu choisir
Poisson-lune égaré sur un trottoir vitreux

Je n’ai fait que passer sans pouvoir respirer

Un enfant replié s’est pris dans ma mémoire
qui m’empêche d’atteindre le pays d’où je viens
Quand trouverai-je enfin de quoi crever mes yeux
sur le plancher glissant d’une barque fantôme

Si je viens à mourir qu’on me jette à la mer
dans l’aube bleue des sables je trouverai ma route

J’arriverai enfin à cette grande fête
où mon corps fait surface
à l’intérieur du sel

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Ce sont des enfants seuls
attelés à leurs cris
qui avancent de face
sur des chemins possibles

ils nous jettent des mots
simples comme les pierres
leur royaume visible
est une route droite

ils entrent par effraction
dans nos yeux éboulés
et suivent des aurores
qui toujours se rassemblent

ils creusent leurs demeures
dans les charpentes mortes
pour apporter aux évidences
le démenti formel
d'un battement de cœur

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Il y a trois choses qui sont au-dessus de moi
et même quatre que je ne comprends pas

le chemin de l’oiseau dans le ciel
le chemin du serpent sur la pierre
le chemin du bateau sur la mer
et le chemin de l’homme dans la jeune femme

mais je veux te comprendre

comme la corde comprend la main
comme la terre comprend la pluie
comme le sable comprend la mer
comme le bois comprend le feu

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Extrait de "Le passeur de silence"

Dans la nuit survivante les hommes sont contagieux
il y a des fusils plus lourds que les épaules
j’ai vu tomber la neige grise des phalènes
et le corps maternel excisé sous les arbres

mais quand l’écorce enfin aura pitié de l’arbre
quand les oiseaux aveugles chanteront malgré tout
les vagues arriveront jusqu’aux maisons ardentes

alors nous irons seuls dans nos vêtements de pierre
nues sous leur peau les femmes allumeront l’aurore
et j’irai parmi vous comme un crime qui revient

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Le voleur de lumière

De l'autre côté du ciel
il y a un homme qui vient
un démarcheur d'étoiles
et il vient sur la mer
avec dans ses mains seules
une grenade ouverte

il marche derrière ses yeux
sort le ciel de sa poche
et s'y regarde enfin

une fois l'an
il porte
des moissons de miracles
en tenant à la main une grenade ouverte

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Extraits de "Et sois cet océan"

Dans le fond de mes veines

J’ai sur ma vie des années de retard
Mes chevaux bleus sont dévêtus
Tous mes bateaux sont déchirés
Et de l’eau coule dans mes yeux
Quand je ne rêve pas

J’ai caché des années dans le fond de mes poches
Et j’ai porté au bras des nuits
Un soleil templier
Comme une écharpe de mourir

J’ai sur ma vie des années de retard
Au fond de mes silences
Il y a une vie qui ressemble aux falaises
Il y a des enfants derrière des volets d’or
Des chutes lumineuses entre mes bras trop courts
Et un air de piano qui vient du fond des temps
(…)
Au fond de mes silences
Il y a des épaules vêtues de bras fleuris
Et des ruisseaux de givre
Des musiques natales et des marées de rêves
Il y a de longs cheveux d’errance
Des routes calmes dans leurs gants pâles
Et des tambours voilés sur les arbres guerriers
Il y a de lourdes treilles chargées de lueurs vives
Et ces châles de morts dont on drape les chaises

Mon dieu quel grand courage il faut pour être fou
Je n’aurai jamais assez de mes éternités !

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Mémoires d’abîme

il y a longtemps que je ne vis plus ici
je ne prends plus le bras de la pluie pour sortir
et que pourrais-je dire des étés invisibles
où je sauvais la mort sur les restes du jour

certains jours je mettais des années de côté
et mes yeux repoussaient à chaque démesure
je donnais des oublis au fond des parcs sombres
et j’ai su quelquefois ressembler à ma voix

j’ai même accompagné les invasions secrètes
et des blessures m’ont fait la peau
quand on fêtait les guerres
je me joignais aux grands défigurés

je marchais dans ma chute
je ne changeais jamais les murs
et parfois j’ai confié mon visage à l’abîme
surtout ces temps de chien où j’étais mis à prix

je n’avais de pitié pour les terres habitées
et quand les jours ne m’allaient plus
je mettais mon passé pour traverser vos rues
je n’avais plus que mon silence à vous donner

il y a longtemps que je ne vis plus ici
l’oiseau s’est séparé de son vol inutile
alors après ma mort
ne fouillez pas mes poches

vous n’y trouveriez rien qu’une barque fantôme

samedi 6 mars 2021

La collection "inconfortable" de Katrina Kamprani

 

Cette jeune femme est une designer grecque qui a une vision très personnelle et pour le moins originale de son métier.

Katrina Kamprani s'est donné pour mission de revisiter la panoplie de nos objets quotidiens et familiers afin de les rendre parfaitement...inutilisables !

Et elle a baptisé sa collection "The Uncomfortable".

Ses/Ces créations sont malveillants et nous forcent à faire des efforts - parfois insurmontables - pour les utiliser...


















mercredi 3 mars 2021

Konstantinos Argyros, un aède moderne

 

Il a un air de divinité de l'Antiquité grecque, ce superbe musicien hellène.

Konstantinos Argyros est né le 21 mai 1986 à Athènes.

Originaire de l'île de Lefkas, il grandit dans la capitale avec ses parents.
A l'âge de 5 ans, il commence à apprendre le piano, puis la guitare et divers instruments typiques grecs.

Avec des amis il forme le groupe Blue Brothers et entame une carrière de chanteur dans un cabaret de Thessalonique.
Parallèlement à ses études d'infirmier, il participe au télé-crochet Fame Story 3.
Il se produit dans différents clubs d'Athènes et de Thessalonique ainsi qu'à Chypre.

En 2008, il est repéré par Sony BMG et enregistre un premier EP.
Sillonnant le pays au travers des boîtes de nuit et clubs de musique, il réalise 5 albums, avec un succès constant.

Ses multiples collaborations avec les plus grandes vedettes de la chanson grecque lui valent une reconnaissance populaire ainsi qu'auprès des professionnels.
En 2016 et 2017, il reçoit plusieurs récompenses au MAD VMA et aux Super Music Awards de Chypre.

Psemata


Ksimeromata


Apokhoro


Ta matia sou eroteotika


Ti na to kano


Athena Mou