vendredi 14 novembre 2014

Richard Halliburton



Richard Halliburton naquit le 9 janvier 1900 à Brownsville (Tennessee, USA).
Son père était un riche promoteur immobilier qui installa sa famille à Memphis en 1903.
C'est là que le jeune Richard passa sa jeunesse et entra à la Memphis University School.
Passionné d'histoire et de géographie, il s'illustre au violon et pratique golf et tennis.
Mais sa santé se dégrade et il doit effectuer un séjour dans un sanatorium du Michigan.
D'un garçon de complexion moyenne, il devint un aventurier, relativement athlétique et sain.

Après un voyage en Europe comme simple matelot sur un cargo, il termine ses études à Princeton avant d' entamer une série d'exploits qui vont le rendre célèbre dans la monde entier.
Il traverse les Alpes à dos d'éléphants à l'instar d'Hannibal; escalade le Matterhorn; réédite le parcours d'Ulysse à travers la Méditerranée en se basant sur les écrit d'Homère.


Au Panama, il se fait enregistrer comme un navire et traverse le Canal à la nage après s'être acquité d'un péage de 36 cents. 


Puis il traverse l'Amérique Centrale sur les pas de Cortez, non sans avoir séjourné sur une île au large de Tobago dans les conditions de Robinson Crusoë.

En 1930, il entreprend un tour du monde de 18 mois en avion, à bord du Flying Carpet


en compagnie de Moye Stephens, pilote émérite et vraisemblablement son amant. 

Visitant 34 pays, en Inde ils survolent le Taj Mahal, à Bornéo, ils rencontrent les réducteurs de têtes Dayaks et au Népal survolent l'Everest et traversent le Sahara entre autres performances.


Les livres qu'il tire de ses pérégrinations rencontrent un énorme succès de même que les conférences qu'il donne un peu partout.


Les exigences morales et sociales de l'époque obligent Halliburton de cacher son homosexualité : il s'invente des conquêtes féminines mais toujours dans les contrées lointaines qu'il visite. il est intime pourtant avec William Alexander Levy, le jeune architecte à qui il confie la réalisation de sa maison à Laguna Beach en Californie, ainsi qu'avec la star du cinéma Ramon Navarro.

 Stephens et Halliburton en 1936
Sa dernière équipée, en 1939, consistait à traverser l'océan Pacifique pour rallier la Chine à la Californie à bord d'une jonque, le Sea Dragon.


Embarqué avec Stephens, Halliburton rencontre une tempête tropicale plus forte que prévue et ne donnera plus signe de vie.
Disparus depuis le 24 mars 1939, les deux hommes furent officiellement déclarés morts en octobre de la même année.

 Quelques extraits de sa prose, en vo

Dad, you hit the wrong target when you write that you wish I were at Princeton living "in the even tenor of my way." I hate that expression and as far as I am able I intend to avoid that condition. When impulse and spontaneity fail to make my "way" as uneven as possible then I shall sit up nights inventing means of making life as conglomerate and vivid as possible. Those who live in the even tenor of their way simply exist until death ends their monotonous tranquility. No, there's going to be no even tenor with me. The more uneven it is the happier I shall be. And when my time comes to die, I'll be able to die happy, for I will have done and seen and heard and experienced all the joy, pain, thrills every emotion that any human ever had and I'll be especially happy if I am spared a stupid, common death in bed. So, Dad, I'm afraid your wish will always come to naught, for my way is to be ever changing, but always swift, acute and leaping from peak to peak instead of following the rest of the herd, shackled in conventionalities, along the monotonous narrow path in the valley. The dead have reached perfection when it comes to even tenor!


 Youth -- nothing else worth having in the world...and I had youth, the transitory, the fugitive, now, completely and abundantly. Yet what was I going to do with it? Certainly not squander its gold on the commonplace quest for riches and respectability, and then secretly lament the price that had to be paid for these futile ideals. Let those who wish have their respectability -- I wanted freedom, freedom to indulge in whatever caprice struck my fancy, freedom to search in the farthermost corners of the earth for the beautiful, the joyous and the romantic.

The Royal Road to Romance (1925).


Aucun commentaire: