jeudi 31 mars 2011

Les Années Poussière

On ne présente plus Catherine Bodet, violoniste, compositrice, chanteuse, auteur et "arrangeuse"(?) française, née à Poissy le 29 mai 1945.
Comment, vous ne voyez pas de qui je parle ? Ben si, voyons, une crinière blanche qui joue du violon électrique...
Ah, je vois, j'ai oublié un détail : son nom de scène : Catherine Lara

Voici un petit chef d'oeuvre, sorti de son deuxième album, paru en 1972, "Marche dans le temps" dont tous les textes sont signés de Daniel Boublil : "Les Années Poussière".

mercredi 30 mars 2011

Les Frères Ennemis

Ce duo d'humoristes a créé dans les années 60-70 un style unique sous la forme de joutes verbales à forte dose d'absurde et de jeu de mots dans le sens qu'ils jouaient avec le sens des mots, rejoignant en cela le grand Raymond Devos.

Deux copains de régiments, tous deux parisiens, Teddy Vrignault (le grand chevelu, né en 1928) et d'André Gaillard (le petit chauve, né en 1927), montent sur les planches dès la fin des années 50 mais ce n'est qu'à la fin des '60 que le succès viendra enfin.

Leur association prit fin le 1er novembre 1984 quand Teddy Vrignault disparut sans laisser de trace. Il fut déclaré décédé en 2004.

lundi 28 mars 2011

Daniel Libeskind


Daniel Libeskind est un architecte américain, né à  Łódź (Pologne) en 1946.

Après des études de musique en Israël il étudie à la Bronx High School of Science jusqu'en 1965 puis s'intéresse de plus près à l'architecture à la Cooper Union School de New York.

Premier Prix de la Biennale de Venise en 1985, il fait partie de l'école déconstructiviste. 
Son projet le plus célèbre est désormais celui de la reconstruction du World Trade Center. 

Quelques exemples de son talent et de celui de son équipe du Studio Daniel Libeskind, basé à Berlin :



 
Séoul : Eunpyeong center

 
New York : Garden Tower


Moscou : Immeuble Gazprom

Milano Tower



Los Angeles : Lieb Tower
Las Vegas : MGM Building   
Toronto : Royal Ontario Museum
Denver : Art Museum

Dun Laoghaire Harbour : Carlisle Pier

dimanche 27 mars 2011

S'exo kani théo

Voici une chanson populaire grecque interprétée par une artiste de variété bien connue de nos amis hellènes,  
Katerina Stanisi :



Et voici, extraite d'un film, la version "façon opéra", par Irène Karapanni :


A part ça, l'habit ne fait pas le moine, hein ? Et vous, vous préférez quelle version ?

vendredi 25 mars 2011

Little Britain

Voila une série qui ne pouvait être issue que de l'esprit retors et fécond de scénaristes britanniques !


David Walliams et Matt Lucas sont les têtes pensantes de ce feuilleton.

Le premier épisode a été diffusé le 16 septembre 2003 sur BBC Three puis sur BBC One.

On assiste à une chronique décapante et irrespectueuse de la société anglaise, pointant avec malice et délectation tous les travers dont elle peut faire preuve.

Les deux auteurs et six autres acteurs interprètent la douzaine de personnages.
  • Vicky Pollard : Vicky est une adolescente vulgaire, caractérielle et délinquante.
  • Daffyd Thomas : Daffyd est un gallois homosexuel excentrique clamant sans cesse et en se plaignant qu'il est le « seul gay du village », mais qui fait tout pour rester le seul Gay du village et qui refuse tout contact avec d'autres homosexuels.
  • Lou Todd et Andy Pipkin : Andy est un faux handicapé se déplaçant en fauteuil roulant, dont il n'a nul besoin. Lou, son aide-soignant dévoué, subit sans broncher tous ses caprices.
  • Marjorie Dawes : Marjorie est chef d'un groupe de lutte contre l'obésité. Impitoyable, elle prodigue des conseils de régime à base de poussière (« La poussière ne contient pas de graisse... » alors qu'elle-même est toujours en sur-poids. Ne supportant aucune critique, elle humilie constamment les participants. En particulier, elle laisse libre cours à son racisme en abaissant une femme indienne dont elle prétend systématiquement ne pas comprendre l'anglais (pourtant excellent).
  • Edward « Emily » Howard : Edward est un travesti peu raffiné qui tente de convaincre tout le monde qu'il est une « dame ».
  • Sebastian Love : Sebastian est assistant du premier ministre, dont il est follement amoureux. Il est jaloux de l'épouse du PM, ainsi que des autres assistants en qui il voit autant de concurrents.
  • Anne & Dr Lawrence : Anne est une malade mentale ayant de fréquentes crises délirantes, entrecoupées de quelques moments de lucidité. Le docteur Lawrence est son psychiatre et subit avec stoïcisme ses aberrations.
  • Carol Beer : Carol travaille dans une banque, puis dans une agence de voyages. Peu concernée par son travail, elle répond systématiquement à ses clients, en pianotant sur son clavier : «Computer says no... »
  • Harvey Pincher : Harvey est un bourgeois en âge de se marier qui choque son entourage (hormis sa famille) car il est toujours nourri au sein.
  • Dudley Punt et Ting Tong Macadangdang : Dudley est un homme entre deux âges qui a commandé une femme par correspondance en Thaïlande. Mais Ting Tong Macadangdang est loin de ressembler à la jeune femme attrayante représentée sur la photo du catalogue...

British Comedy Award de la meilleure série en 2003 et 2004, British of Films and Television Art Award en 2005, "Little Britain" a traversé la Manche depuis 2005.

jeudi 24 mars 2011

Copi

Copi, de son nom de baptême Raul Damonte Botana, né le 20 novembre 1939 à Buenos Aires, décédé du sida à Paris le 14 décembre 1987 était un écrivain, dramaturge et dessinateur argentin francophone et une figure emblématique de la communauté gay parisienne.

Son oeuvre écrite marie critique sociale, politique et réflexion sur le sens de la vie, de la difficulté d'assumer ce que l'on est. L'homosexualité et la mort sont également très présents.
Ses dessins, parus entre autre dans "Charlie" mettent en scène une femme assise, sorte de psychanalyste décalée :

Quelques extraits de son théâtre :

"Le Frigo"


"La Tour de la Défense"


"Une Visite inopportune"


mardi 22 mars 2011

The Fix

Le grand metteur en scène américain Harold Prince a dit un jour qu'une bonne comédie musicale c'est avant tout une pièce de théâtre dans laquelle, lorsque les sentiments sont trop intenses, les personnages chantent.

Cette anecdote pour faire remarquer que les sujets des "musicals" anglo-saxons ne se résument pas aux tribulations d'adolescents boutonneux en mal de notoriété artistique.
La preuve : The Fix, véritable tragédie grecque des temps modernes.
Un synopsis original de John Dempsey - il a signé aussi les lyrics - et une musique de Dana P. Rowe nous invite à réfléchir sur l'histoire récente :

Le sénateur et candidat à l'élection présidentielle américaine, Reed Chandler, meurt dans les bras de sa maîtresse. Sa veuve, Violet, persuade son beau-frère, Grahame, de coacher son fils Cal pour qu'il prenne la suite de son père.
Après s'être fait élire conseiller municipal puis Gouverneur de l'Etat, Cal se lasse de la situation : marié à la charmante mais conventionnelle Deborah, il se laisse séduire par une chanteuse de cabaret, Tina. Mais celle ci est la "protégée" du chef de la mafia locale, Anthony Gliardi.
Entré en conflit ouvert avec le mafieux qui lui fournit alcool et drogue, Cal est finalement abattu par le truand en même temps que Tina.
Violet se tourne alors à nouveau vers Grahame pour qu'il manage Cal Jr, le fils de Cal et Deborah...

Produit par Cameron Mackintosh, le spectacle a été créé par John Barrowman (Cal) et Philip Quast (Grahame) le 29 avril 1997 au Donmar Warehouse à Londres.

"One, two, three"


"Embrace tomorrow"

 "The upper hand"

lundi 21 mars 2011

Sandor

La télévision réserve parfois de charmantes surprises.
Comme ce numéro de force athlétique dans cette variante du "Plus Grand Cabaret du Monde".
Un petit quizz : dans quel pays a été diffusé ce spectacle un peu inhabituel ?
   a) Pays Bas
   b) Canada
   c) RDA
Y a rien à gagner, juste la satisfaction d'être plus futé que les autres...!

samedi 19 mars 2011

L'Ecume des Jours


Colin terminait sa toilette. Il s’était enveloppé, au sortir du bain, d’une ample serviette de tissu bouclé dont seuls ses jambes et son torse dépassaient. Il prit à l’étagère de verre, le vaporisateur et pulvérisa l’huile fluide et odorante sur ses cheveux clairs. Son peigne d’ambre divisa la masse soyeuse en longs filets orange pareils aux sillons que le gai laboureur trace à l’aide d’une fourchette dans de la confiture d’abricots. Colin reposa le peigne et, s’armant du coupe-ongles, tailla en biseau les coins de ses paupières mates, pour donner du mystère à son regard. Il devait recommencer souvent, car elles repoussaient vite. Il alluma la petite lampe du miroir grossissant et s’en approcha pour vérifier l’état de son épiderme. Quelques comédons saillaient aux alentours des ailes du nez. En se voyant si laids dans le miroir grossissant, ils rentrèrent prestement sous la peau et, satisfait, Colin éteignit la lampe. Il détacha la serviette qui lui ceignait les reins et passa l’un des coins entre ses doigts de pied pour absorber les dernières traces d’humidité. Dans la glace, on pouvait voir à qui il ressemblait, le blond qui joue le rôle de Slim dans Hollywood Canteen. Sa tête était ronde, ses oreilles petites, son nez droit, son teint doré. Il souriait souvent d’un sourire de bébé, et, à force, cela lui avait fait venir une fossette au menton. Il était assez grand, mince avec de longues jambes, et très gentil. Le nom de Colin lui convenait à peu près. Il parlait doucement aux filles et joyeusement aux garçons. Il était presque toujours de bonne humeur, le reste du temps il dormait. 


Ecrit en 1946 et publié l'année suivante, "L'Ecume des Jours" est sans doute le roman le plus célèbre de Boris Vian.

Livre culte de la jeunesse des '60, ce conte fantastique et poétique a donné lieu à des dérivés plastiques :
comme ces jolis collages de Lisa Miraglio :


Toute la chambre était pleine de fleurs blanches choisies par Colin, et, sur l’oreiller du lit défait, il y avait un pétale de rose rouge. L’odeur des fleurs et le parfum des filles se mêlaient étroitement et Chick se prenait pour une abeille en ruche. Alise portait une orchidée mauve dans les cheveux, Isis une rose écarlate et Chloé un gros camélia blanc. Elle tenait une gerbe de lis et un bracelet de feuilles de lierre, toutes neuves et vernies de frais, brillait à côté de son gros bracelet d’or bleu. Sa bague de fiançailles était pavée de petits diamants carrés ou oblongs qui dessinaient en morse le nom de Colin. Dans un coin, sous une gerbe, apparaissait le sommet du crâne d’un cinématographiste qui tournait désespérément sa manivelle.


 
Sur le perron, entre deux gros piliers sculptés, le Religieux, le Bedon et le Chuiche faisaient la parade avant la noce. Derrière eux, de longues draperies de soie blanche descendaient jusqu’au sol, et les quatorze enfants de Foi exécutaient un ballet. Ils étaient revêtus de blouses blanches, avec des culottes rouges et des souliers blancs. Au lieu de culottes, les filles portaient de petites jupes rouges plissées, et elles avaient une plume rouge dans les cheveux. Le Religieux tenait la grosse caisse, le Bedon jouait du fifre, et le Chuiche scandait le rythme avec des maracas. Ils chantaient tous trois le refrain en chœur, après quoi, le Chuiche esquissa un pas de claquettes, saisit une basse et exécuta un chorus sensationnel à l’archet sur une musique de circonstance.
Les septante-trois musiciens jouaient déjà sur leur balcon, et les cloches sonnaient à toute volée.
Il y eut un bref accord dissonant, car le chef d’orchestre, qui s’était trop rapproché du bord, venait de tomber dans le vide, et le vice-chef prit la direction de l’ensemble. Au moment où le chef d’orchestre s’écrasa sur les dalles, ils firent un autre accord pour couvrir le bruit de la chute, mais l’église trembla sur sa base. 

Le lit ne reposait pas sur le tapis, mais sur une plate-forme à mi-hauteur du mur. On y accédait par une petite échelle de chêne syracusé garnie de cuivre rouge blanc. La niche formée sur la plate-forme, sous le lit, servait de boudoir. Il s’y trouvait des livres et des fauteuils confortables, et la photographie du Dalaï-Lama.
Colin dormait encore. Chloé venait de se réveiller et le regardait. Elle avait les cheveux en désordre et paraissait encore plus jeune. Il ne restait, sur le lit, qu’un drap, celui de dessous, le reste avait voltigé dans toute la pièce, bien chauffée par des pompes à feu. Elle était maintenant assise, les genoux remontés sous le menton, et se frottait les yeux, puis s’étira et se laissa retomber en arrière et l’oreiller s’infléchit sous son poids.



Les gens utilisaient les ruses les plus variées pour déjouer la surveillance du cordon sanitaire chargé d’examiner la validité des cartes d’invitation, car on en avait mis en circulation de fausses par dizaines de milliers.
Certains arrivaient en corbillard et les gendarmes plongeaient une longue pique d’acier dans le cercueil, les clouant au chêne pour l’éternité, ce qui évitait de les en sortir pour l’inhumation et ne causait de tort qu’aux vrais morts éventuels dont le linceul se trouvait bousillé. D’autres se faisaient parachuter par avion spécial (et l’on se battait aussi au Bourget pour monter en avion). Une équipe de pompiers prenaient ceux-là pour cible et, au moyen de lances d’incendie, les déviaient vers la scène où ils se noyaient misérablement. D’autres, enfin, tentaient d’arriver par les égouts. On les repoussait à grands coups de souliers ferrés sur les jointures au moment où ils s’agrippaient au rebord pour se rétablir et sortir, et les rats se chargeaient du reste. Mais rien ne décourageait ces passionnés. Ce n’étaient pas les mêmes, il faut l’avouer, qui se noyaient et qui persévéraient dans leurs tentatives, et la rumeur montait vers le zénith, se répercutant sur les nuages en un roulement caverneux.


Et la séquence du mariage de Colin et de Chloé, ce charmant dessin animé de kiwispikekeyboard sur Youtube :


Chloé dormait. Dans la journée, le nénuphar lui prêtait la belle couleur crème de sa peau, mais, pendant son sommeil, ce n’était pas la peine et les taches rouges de ses joues revenaient. Ses yeux faisaient deux marques bleutées sous son front, et, de loin, on ne savait pas s’ils étaient ouverts. Colin était assis sur une chaise dans la salle à manger, et il attendait. Il y avait beaucoup de fleurs autour de Chloé. Il pouvait encore attendre quelques heures avant de rechercher un autre travail. Il voulait se reposer pour faire bonne impression et prendre un emploi vraiment rémunérateur. Il faisait presque noir dans la pièce. La fenêtre s’était fermée jusqu’à dix centimètres de l’appui et le jour n’entrait plus qu’en une bande étroite. Il avait juste le front et les yeux éclairés. Le reste de sa figure vivait dans l’ombre. Son pick-up ne marchait plus, il fallait maintenant le remonter à la main pour chaque disque et ça le fatiguait. Les disques s’usaient aussi. Maintenant, pour certains, on reconnaissait même difficilement la mélodie.

vendredi 18 mars 2011

Ce Lundi Là

Metro, boulot, dodo...
On a beaucoup parlé du stress de la vie quotidienne moderne.
Pour moi, une chanson résume parfaitement ce mal être contemporain, mieux que certains pamphlets ou diatribes, portée par la voix empathique de Michel Delpech : "Ce lundi là" !

Ecrite en 1975 par Michel Delpech et Jean-Michel Rivat sur une musique de Roland Vincent, elle n'a pas pris une ride comme en témoigne cette ré-interprétation en compagnie de Vincent Delherm.

mercredi 16 mars 2011

Mancrunch.com

Ce spot de pub était prévu pour être diffusé pendant la finale du Super Bowl aux Etats Unis.
En fait, il ne le fût pas.
Devinez pourquoi...

mardi 15 mars 2011

Cékiladam ? 3 - Epouse et Mère


Sirimavo Bandaranaïke est née le 16 avril 1916 dans une famille aristocratique de Colombo, Ceylan.

C'est en 1940 qu'elle épouse Salomon Bandaranaïke, fondateur du Sri Lankan Freedom Party qu'il mène à la victoire aux élections de 1956.
Devenu Premier Ministre, il est assassiné le 26 septembre 1959.
Prenant la relève, Sirimavo, désignée nouveau leader du parti, remporte les élections de juillet 1960 et forme le nouveau gouvernement.

Pour la première fois dans l'Histoire, une femme est élue, démocratiquement, au suffrage universel, à ce poste.

Battue en 1965, elle revient aux affaires 5 ans plus tard.
En butte à la première révolte tamoule, elle instaure l'état d'urgence en 1973 et gouverne par décrets jusqu'en 1977 où son parti est largement défait aux législatives.
Après avoir du rendre des comptes sur ses excès sous le régime d'exception et passé quelques temps en prison, elle n'en sort dans les années 80 que pour se retirer de la vie politique.

En 1988, son gendre Vijaya Kumaratunga, engagé en politique, est assassiné.
Sa fille Chandrika décide alors, à l'image de sa mère, de lui succéder.
En juillet 1994 elle emporte la majorité absolue aux élections et devient Premier Ministre.


Elle se présente aux présidentielles de novembre et est largement élue.
La Présidente Chandrika Kumaratunga appelle alors sa mère, Sirimavo, pour diriger le gouvernement. Elle restera Premier Ministre jusqu'en août 2000, soit deux mois avant sa mort, le 10 octobre.


Décidément hors norme la vie de Sirimavo : premier chef de gouvernement féminin du monde et membre d'un duo inédit et unique à ce jour, d'une mère épaulant sa fille pour diriger un pays en proie à la guerre civile...

dimanche 13 mars 2011

Concours Eurovision (33)

2008 : Croatie



"Romanca" par Kraljevi Ulice & 75 cents


Paroles et musique de Miran Hadži Veljković.
21ème sur 25 participants avec 44 points.

La morale de cette "performance" croate pourrait être: si vous voulez bien figurer à l'Eurovision, ne présentez pas de chanson de trop grande qualité, trop originale et trop bien faite.
Franchement, si on ne vous avait pas dit que ce titre avait été sélectionnée pour le Concours 2008, vous auriez trouvé que c'était une musique "ethnique" plutôt intéressante.
Pour l'anecdote, 75 cents, de son vrai nom Ladislav Demeterffy, connu dans son pays sous le nom de
4 kuna 20 lipas, est décédé le 19 novembre 2010 à 77 ans.
Le "75" de son pseudonyme ferait donc allusion à son âge de l'époque. On remarquera toutefois que 4.20 kuna (la monnaie croate) équivalaient à peu près à 75 centimes d'euro au moment de la sélection du groupe...
Néanmoins, Laci (son autre pseudo) reste, à ce jour, le chanteur le plus âgé ayant participé au Concours Eurovision.

samedi 12 mars 2011

Pàl Frenàk

Pàl Frenàk est un chorégraphe d'origine hongroise, installé à Paris depuis 1988.

Né de parents sourds-muets, il a appris ce langage, et aujourd’hui sa gestuelle prend naturellement racine dans ce système de communication.
Pédagogue, il est intervenu auprès des enfants handicapés, des grands accidentés, des sourds-muets, et aujourd’hui des autistes.

Plutôt que de reproduire plus ou moins bien l'analyse de ses créations, je vous invite à vous promener sur le site de sa compagnie.

En attendant, voici quelques exemples de son talent :

"Twins"



"Instinct"





"Les Hommes Cachés"


jeudi 10 mars 2011

Rions au Cimetière

Je sais qu'un cimetière n'est pas un endroit pour rigoler.
Mais certaines familles de disparus ne brillent pas par leur bon goût et la sobriété.
Et en cela, on conviendra que ces monuments funéraires portent à tout le moins à sourire...



 
 

mercredi 9 mars 2011

Natalia de Andrade

Connaissez vous cette gente dame ?

Natalia de Andrade est née à Lisbonne au début du XXème siècle et y est décédée en 1989.
D'origine très modeste - on l'a dit femme de ménage - c'était une passionnée d'opéra et d'art lyrique en général.

De plus, elle s'identifiait aux interprètes qu'elle vénérait !
Persuadée d'être elle même une chanteuse d'exception, sans avoir jamais pris aucune leçon, elle réussit à convaincre un pianiste de l'accompagner et donna quelques récitals.

En voici un extrait : un conseil, si vous aimez le bel canto...bouchez vous les oreilles !

lundi 7 mars 2011

Le Francophonissime

Ce jeu télévisé a été créé par Jacques Antoine et Jacques Solness en 1969, à l'occasion de la semaine francophone.

Devant le succès (à relativiser, il n'existait alors que deux chaînes et seule la première qui diffusait ce programme était reçue sur l'ensemble du pays), le jeu est reconduit jusqu'en 1981.

Le principe : 6 candidats, représentant les 6 pays francophones de radiodiffusion (MonteCarlo, Luxembourg, Belgique, Canada, Suisse et bien sûr France) s'affrontent dans des jeux de vocabulaire, d'astuces verbales ou d'étymologie.
A chaque épreuve, le gagnant affronte le "Francophonissime" en titre.
Rien à gagner dans ces rencontres bon enfant, dont l'intérêt dépendait surtout de la qualité des représentants et de leur humour.
L'animation, outre l'inénarrable Jacques Capelovici, fut assurée successivement par Pierre Tchernia, Georges de Caunes et enfin Fabrice.


dimanche 6 mars 2011

Aerican Empire

Cette micronation virtuelle est née de l'imagination fertile d'Eric Lis, un étudiant montréalais de l'Université McGill en 1987.
Elle occupe un territoire discontinu sur Terre (entre autres, une portion d'Australie d'un kilomètre carré, une maison dans Montréal, siège de l'Ambassade de Partout ) ainsi qu'une colonie sur Mars, l'hémisphère nord de Pluton et une planète imaginaire.


Aerican Empire est une démocratie parlementaire, sous la conduite de l'Empereur, Eric Lis
Comme bon nombre de nations virtuelles, la population varie : elle a atteint un pic à 500 en 2000, suite à un article dans le New York Times. En 2010, la population recensée s'élevait à 253 membres.

Aerica - nom courant de l'empire - a battu monnaie en novembre 2009, n'a pas émis de passeport, mais il existe une carte d'identité téléchargeable sur son site internet.
La religion officielle est le Silinisme, ou culte du Grand Pingouin. Elle compterait à ce jour une trentaine de fidèles dans le monde.

L'empereur Eric Lis, en 1987 et en 2006...

Plusieurs jours fériés émaillent le calendrier de l'Empire Aéricain : le 2 janvier, jour de la Procrastination; le 27 février, dit "Oops Day"; le 19 mars, "What the heck is that day"; et le 26 octobre, le Topin Wagglegammon, où l'on célèbre la folie douce, les copains et l'humour en mangeant des cookies.

Les activités nationales consistent en l'organisation de tournois de jeux de rôles et de concours bien réels à travers le monde, via internet ou en live. Le Aerican Empire's official gaming Club a créé, avec 7 universités de la planète, une journée de jeux qui se déroule chaque 29 décembre depuis 2003.

La "population" se réunit en outre régulièrement à Montréal, New York ou Springvale.
Pour devenir citoyen de l'Empire, on peut se renseigner sur le site officiel.

vendredi 4 mars 2011

Bintou Were

L'opéra du Sahel !

Spectacle conçu et produit par la Fondation pour la Culture et le Developpement du Prince Claus des Pays-Bas (1926-2002) avec la collaboration de la République du Mali et du Théâtre du Châtelet, il se veut une vitrine des talents de cette région d'Afrique et de l' expression de ses talents.

Le tchadien Koumsy Lamko en a écrit le livret et les paroles, le bissau-guinéen Zé Manel la musique.
La togolaise Flora Théfaine et la sénégalaise Germaine Acogny en assurent lé chorégraphie dans une mise en scène de Jean-Pierre Leurs.

Un village du Sahel. Piégés par les catastrophes naturelles, les guerres et les dictatures, les jeunes sont désorientés et n’ont aucun espoir d’avenir. Lassés de tout, ils décident de quitter leur pays et de s’attaquer aux murs qui séparent le Sahel de l’Europe. Bintou-Were était autrefois une enfant-soldat. Aujourd’hui, elle attend un « enfant de l’amour ». Accompagnée de quelques personnes rencontrées au cours d’une vie mouvementée, elle décide de traverser les barricades qui protègent les frontières du Maroc et de l’Espagne.

jeudi 3 mars 2011

Edward Eagan

Vous ne connaissez peut être pas ce garçon :


Edward Eagan est né le 26 avril 1897 à Denver et décédé le 14 juin 1967 à Rye.

Il a fait des études de droit à l'Université de Yale, Harvard puis Oxford (USA).
Pugiliste doué, il représente les Etats-Unis aux Jeux Olympiques d'Anvers en 1920, en boxe, catégorie mi-lourds et remporte la médaille d'or.

Là où les choses prennent un tour unique à ce jour, c'est qu'aux Jeux d'Hiver de 1932, à Lake Placid, il est à nouveau champion olympique, en bobsleigh à 4 !


Si trois autres champions ont depuis brillé tant aux JO d'Eté que d'Hiver, Eagan est le seul à avoir remporté deux médailles d'or !
Ca méritait bien un coup de chapeau, non ?

mardi 1 mars 2011

La Mémoire de la Lumière



Ce roman paru en 1985 nous invite à une aventure échevelée à travers le système solaire, tournée artistique initiatique et rédemptrice pour un héros malgré lui qui doit sauver le monde sans le savoir...


Kim Stanley Robinson n'est pas le "spécialiste" que sa saga martienne pourrait laisser croire !
Il nous livre ici un court roman (chose inhabituelle chez lui) complètement atypique et poétique que je vous recommande pour sa magie si différente des "pavés", passionnants certes, mais encrés dans une réalité scientifique et sociétale connue, prévisible ou plausible qui caractérise ses autres oeuvres.


Quel univers que celui de l'an 3329 ! Grâce à de fulgurants progrès qui ont conduit à la totale maîtrise de la lumière et de l'énergie, les Terriens ont pu essaimer partout, sur toutes les lunes et planètes. Mais malgré cette grandiose unité demeurent entre eux des tensions que seule la communion musicale sait apaiser.
Tel est donc le souverain pouvoir de L'Orchestre. Conçu jadis par un électronicien de génie, c'est un ensemble d’instruments et de claviers qu'un homme seul suffit à animer. Le plus puissant des outils de création, sons et lumières, dont se soit jamais dotée l’humanité. Le plus fragile aussi. Et le plus utile. Car il apaise les tensions politiques qui se sont instaurées entre les mondes habités.

Johannes Wright en est aujourd'hui le maître et dirige le Festival de Pluton, avant de partir pour une tournée dans l'univers.
Wright est un drogué, un marginal que certains haïssent : une secte inconnue qui cherche à faire régner le désordre dans l’univers menace l'Orchestre et son chef. Si le complot réussit, l'équilibre du monde peut s'effondrer et les ténèbres engloutir la lumière…