jeudi 30 janvier 2020

Patrick Chappatte, dessinateur de presse

Vous avez sans doute déjà vu ses dessins dans la Canard Enchaîné.
C'est le seul journal français auquel il collabore.


Patrick Chappatte est un dessinateur de presse international.

Il est né le 22 février 1967 à Karachi, au Pakistan, mais il est de nationalité suisse.

Il débute dans la presse de son pays avant de partir pour New York de 1995 à 1998.
Là, il travaille pour le New York Times.

Il crée la bande dessinée Rob the Cybernaut pour l'hebdomadaire Newsweek.

En 2012, l'Amérique reconnait la qualité de son travail : il est le premier non étatsunien à recevoir le Thomas Nast Award, décerné par l'Overseas Press Club of America.
Il le recevra à nouveau en 2015 et le Prix du meilleur cartoon de politique internationale en 2017.

Aujourd'hui, Chappatte vit entre Genève et Los Angeles et travaille pour plusieurs journaux :
les quotidiens
Le Temps et le Neue Zürcher Zeitung (Suisse)
International New York Times et le New York Times (jusqu'en 2019)
les hebdos
Le Canard Enchaîné (France)
Der Spiegel (Allemagne)

Il poste aussi des dessins sur son site internet.
Il a réalisé des reportages en cartoons sur la guerre de Gaza (2009), les bidonvilles de Nairobi (2010)
les bandes criminelles de Ciudad Guatemala (2012) ou les couloirs de la morts aux USA (2016).
Certains ont même pris la forme de films d'animation.


















mardi 28 janvier 2020

La prise de catch inédite

Southside Wrestling Entertainment est un organisateur de combats de catch.

Je ne sais pas à quel point ces compétitions sont sérieuses mais je vous propose une séquence culte d'une rencontre à 6.

Sortie de son contexte , impossible de savoir qui combat avec qui ou si tous les athlètes agissent en indépendants.

Mais je vous laisse apprécier cette prise inédite, réalisée par le catcheur Joey Ryan :


samedi 25 janvier 2020

Penthée, l'opéra du Régent

La légende de Penthée est une de ces histoires dont seule la mythologie grecque a le secret.

Penthée est le petit-fils et successeur du roi de Thèbes, Cadmos.
Il s'oppose à l'introduction dans son royaume du culte de Dionysos, dont les cérémonies festives donnent lieu à des débordements orgiaques qui menaceraient la stabilité du gouvernement.

Un jour qu'il espionne, déguisé, les ménades (des femmes qui célèbrent Dionysos secrètement) sur la montagne, caché derrière un rocher, l'une d'elles, le prenant pour un lion donne l'alerte.
Les femmes se jettent sur lui et le tuent.
Or parmi ces ménades figuraient la mère et les tantes de Penthée.

Le dramaturge Euripide en fera le sujet de sa tragédie "Les Bacchantes".

Dionysos revient dans sa ville natale de Thèbes et entend s'y faire adorer et célébrer comme le dieu qu'il est (il est le fils de Zeus). Séduisant les femmes de la région, il demande au roi Cadmos d'autoriser son culte. Devant les débordements que ces manifestations provoquent, le roi hésite puis accepte par esprit de conciliation (si cet étranger est vraiment un dieu, soyons prudents).
Mais Penthée, qui entre temps exerce le pouvoir, refuse cette situation : il fait arrêter l'étranger. Mais les femmes, rendues folles par Dionysos, détruisent et tuent tout sur leur passage.
Miraculeusement libéré, Dionysos persuade Penthée d'aller voir par lui même la vraie nature des bacchanales : travesti en femme, Penthée se rend sur la montagne et est massacré par les furies, sa mère et ses tantes en tête. Une fois le crime révélé, la mère de Penthée se jette dans les flots.

En voici une adaptation avec Maxime Le Gac



Au début du XVIIIème siècle, le Duc Philippe d'Orléans, qui n'est pas encore le Régent de France, compose un opéra à partir de cette légende.
Son librettiste est le poète Charles-Auguste de la Fare (1644-1712).

Joué pour la première fois le 16 juillet 1705, dans la grande salle du Palais Royal (résidence du Duc), en présence du Roi, l'opéra, qui comporte 5 actes sera donné à nouveau le 8 mai 1706 devant le Dauphin.
Archivé à la Bibliothèque de l'Arsenal, le manuscrit comporte la mention que le Duc d'Orléans a interdit toute représentation et publication.

Le musicien Antoine Duhamel, pour composer la bande originale du film de Bertraand Tavernier, "Que la fête commence" parvint, en 1976 à s'en procurer quelques extraits.

"Air de Venus" extrait du Prologue


Egalement issu du Prologue, "Air des grâces et plaisirs"


Extraits de l'acte V :


"O douleur" choeur final



jeudi 23 janvier 2020

Zoo Project : l'autre Bilal, l'Artiste

Une histoire triste à présent.

Où les foyers de révolutions, les théâtres de guerres ou les contrées réputées sauvages sont plus sures que les métropoles des pays prétendument civilisés....


Notre héros s'appelait Bilal Berreni.
Né entre le 1er juillet 1989 et le 31 du même mois 1990, d'une mère périgourdine (fille de résistant) et d'un père algérien, metteur en scène et directeur du théâtre de l'Echo dans le XXème arrondissement de Paris, Bilal commence dès l'âge de 15 ans à peindre sur les murs de son quartier.

Il passe un bac d'arts appliqués à l'Ecole Boulle puis un BTS de communication graphique à l'Ecole Duperré.

Il couvre les murs de Paris de grandes fresques en noir et blanc, signées Zoo Project, qu'il voulait collectif mais dont il demeurera le seul membre.











En 2011, il se fait remarquer par son travail en Tunisie, pendant la Révolution de Jasmin.





En 2012 avec le réalisateur Antoine Page, il entreprend un périple en Europe de l'Est, puis à travers l'ex-URSS.
De ce voyage sort un film documentaire "C'est assez bien d'être fou"



Bilal réalise cette installation à Odessa, qui fera l'objet d'un reportage de la télévision ukrainienne.




D'autres oeuvres parsèment la France :






Marseille




Dieppe


Certaines ont donné lieu à des "accrochages" :






Le 29 juillet 2013 le corps d'un jeune homme est retrouvé dans un immeuble désaffecté de Détroit.
Il a été assassiné par balle.
Ce n'est qu'en mars 2014 qu'il sera identifié comme étant celui de Bilal.
Il a été abattu par un groupe de jeunes gens (de 17 à 20 ans) qui l'ont tué pour le voler.
Arrêtés, ils purgent actuellement de lourdes peines de prison.


Parti pour y exercer ses talents et son art, Bilal aura trouvé la mort dans ce grand pays qui fait tant rêver les artistes.


Et pour ne pas oublier cet artiste parti bien trop jeune, la Mairie de Paris a donné son nom à une place dans le quartier Saint Blaise dans le 20° arrondissement où il a vécu sa jeunesse.
Elle a été inaugurée le 6 juillet 2019.


Vous pouvez en apprendre plus sur ce site : https://www.zoo-project.com/hommage/

mardi 21 janvier 2020

MyKronoz, à l'heure partout...

MyKronoz est un constructeur suisse de montres connectées LCD.

Il lui est arrivé de lancer une campagne publicitaire originale et un peu ambiguë...


samedi 18 janvier 2020

MacArthur Park

Il y a des chansons qui vous marquent sans que l'on sache réellement pourquoi.
L'air vous trotte dans la tête de temps en temps, au hasard d'un sample ou d'une phrase musicale inspirée par le refrain.

Et un jour, en surfant sur le net, on retrouve une vidéo d'un de ces airs.
Et celle d'une reprise.
Et une autre.

Et on veut partager ça autour de soi, comme on l'a fait pour vous à l'époque de la création de cette chanson.


MacArthur Park est un espace vert de Los Angeles, dans le quartier de Westlake;
Il doit son nom au Général Douglas MacArthur, ancien chef d'état major des armées américaines, signataire de l'acte de capitulation du Japon en 1945 puis commandant des forces internationales pendant la Guerre de Corée.


A l'été 1967, le musicien Jimmy Webb, suite à sa rupture avec Susie Horton, a écrit et composé une chanson évoquant la fin d'une relation, la resituant dans ce parc qui l'avait vu éclore, le décrivant avec force détails et un brin de nostalgie.

Cette chanson, MacArthur Park, devait faire partie d'une sorte de cantate de 22 minutes, composée pour le groupe The Association, mais ce dernier rejeta la proposition.


Webb fut amené à la jouer lors d'un gala de charité devant le comédien britannique Richard Harris alors en plein tournage du film "Camelot".
Harris, un peu mélancolique ce soir là, fut touché par les paroles et demanda à Webb la permission de l'interpréter. Ce dernier ne le prit pas au sérieux, mais devant l'insistance de l'acteur, Webb se rendit à Londres pour l'enregistrement en avril 1968.

La chanson se classa en haut des principaux charts d'Europe, du Canada et d'Australie, atteignant la seconde place du Hot 100 aux USA.
Et obtient un  Grammy Award for best Arrangement Accompanying Vocalist


En 1978, la reine du disco, Donna Summer, convainc son producteur-arrangeur Georgio Moroder de réorchestrer MacArthur Park pour un nouveau single.

Le succès est encore plus grand : 1er au Billboard Hot 100 pendant 3 semaines, et un Grammy for best Female pop vocal Performance.


La chanson est devenu un classique à tel point que le London Symphony Orchestra a enregistré aussi sa version :


Je ne sais pas si la nostalgie est toujours ce qu'elle était, mais je suis particulièrement ravi d'avoir retrouvé cette chanson et son cortège de souvenirs d'adolescence....