Encore un peintre peu disert sur lui même : Thomas Scheibitz est né en 1968 à Radeberg en Saxe.
Une fois de plus, laissons donc son oeuvre nous parler :
dimanche 17 juillet 2011
samedi 16 juillet 2011
Keali'i Reichel
Carleton Lewis Kealiʻinaniaimokuokalani Reichel est un chanteur, auteur-compositeur, danseur, chorégraphe, et une personnalité marquante de la société civile hawaïenne.
Né en 1961 dans l'île de Maui, Keali'i Reichel de son nom de scène, voue sa vie à la diffusion de la culture de son peuple au travers de la musique et de la danse disciplines qu'il enseigne dans des instituts qu'il a fondé. Il est également à l'origine de la création d'écoles d'immersion de la langue hawaïenne.
Voici deux composition dues à son talent : personnellement je préfère cela au truc sucré qui murmure
une resucée d'un tube des années 30...
Né en 1961 dans l'île de Maui, Keali'i Reichel de son nom de scène, voue sa vie à la diffusion de la culture de son peuple au travers de la musique et de la danse disciplines qu'il enseigne dans des instituts qu'il a fondé. Il est également à l'origine de la création d'écoles d'immersion de la langue hawaïenne.
Voici deux composition dues à son talent : personnellement je préfère cela au truc sucré qui murmure
une resucée d'un tube des années 30...
Kauanoeanuhea
Kawaipunahele
jeudi 14 juillet 2011
Armorique
Petit séjour dans la maison de mon frère en Bretagne en ce début de juillet.
Le Finistère sous un ciel...breton ! Mais bon, repos et gastronomie, visite de musées et dégustations de douceurs en tous genres, promenades en bord de mer lors de rares éclaircies...
Le Finistère sous un ciel...breton ! Mais bon, repos et gastronomie, visite de musées et dégustations de douceurs en tous genres, promenades en bord de mer lors de rares éclaircies...
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Copieur, le breton ? |
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Rigolo, à coup sûr ! |
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Passage de cochons pour l'usine de paté |
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Pipiou est donc armoricain ? |
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Chapelle-bâteau à Sainte-Marine |
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Prairie sous marine au même endroit... |
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Faïences au musée de Quimper |
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oeuvre de Patrick Dougherty |
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Blockhaus, plage de la Pointe de la Torche |
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Vous l'avez déjà constaté, mon ami Jean-Marc est un artiste... |
mercredi 13 juillet 2011
Si ce n'est toi...
...c'est donc ton frère !
Hayes Alan Jenkins (23 mars 1933 à Akron, Ohio) était un champion américain de patinage artistique, discipline qu'il domina dans les années 50, en particulier entre 1953 et 1956.
4 fois Champion du Monde, il remporte la compétition aux Jeux Olympiques de Cortina d'Ampezzo en 1956.
A partir de 1957, son jeune frère David (29 juin 1936 à Akron, Ohio) prend la relève et devient Champion du Monde, titre qu'il conserve jusqu'en 1959.
En 1960, il accroche la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Squaw Valley.
A priori, ils n'étaient que deux ! Le règne soviétique pouvait commencer...
Hayes Alan Jenkins (23 mars 1933 à Akron, Ohio) était un champion américain de patinage artistique, discipline qu'il domina dans les années 50, en particulier entre 1953 et 1956.
4 fois Champion du Monde, il remporte la compétition aux Jeux Olympiques de Cortina d'Ampezzo en 1956.
A partir de 1957, son jeune frère David (29 juin 1936 à Akron, Ohio) prend la relève et devient Champion du Monde, titre qu'il conserve jusqu'en 1959.
En 1960, il accroche la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Squaw Valley.
A priori, ils n'étaient que deux ! Le règne soviétique pouvait commencer...
lundi 11 juillet 2011
Il est 5 heures...
En avril 1968, le producteur Jacques Wolfsohn, lors d'un repas, propose à Jacques Dutronc et à Jacques Lanzmann d'écrire une chanson sur le thème de Paris au petit matin.
Les deux relèvent le défi et commencent aussitôt pour achever la chanson à l'aube du lendemain.
Les deux compères ne sont pas satisfaits, le jour de l'enregistrement des arrangements, estimés "plats".
Le flûtiste classique Roger Bourdin qui travaille dans le studio voisin, leur improvise le solo qui assurera le triomphe : "Il est 5 heures, Paris s'éveille" a été élue chanson du Siècle en 1999 !
Les deux relèvent le défi et commencent aussitôt pour achever la chanson à l'aube du lendemain.
Les deux compères ne sont pas satisfaits, le jour de l'enregistrement des arrangements, estimés "plats".
Le flûtiste classique Roger Bourdin qui travaille dans le studio voisin, leur improvise le solo qui assurera le triomphe : "Il est 5 heures, Paris s'éveille" a été élue chanson du Siècle en 1999 !
dimanche 10 juillet 2011
La vie, la vie
Je vais vous présenter une série télévisée québécoise, inconnue chez nous.
"La vie, la vie" est née courant 2000 par la grâce de Stéphane Bourguignon.
Diffusé chaque lundi, du 8 janvier 2001 au 15 avril 2002 sur Radio-Canada Ce téléroman compte 39 épisodes de 22 minutes et a été réalisé par Patrice Sauvé.
La Vie, la vie raconte l’histoire de cinq adultes, drôles, intelligents et sexy, unis par les liens sacrés de l’amitié, qui tentent ensemble d’améliorer leurs vies amoureuses et professionnelles.
On y suit Simon (Patrick Labbé), 32 ans, qui partage sa vie depuis quatre ans avec Marie (Julie McClemens), 34 ans.
Ils tentent de faire un enfant entre les heures supplémentaires du premier et les dépressions passagères de la seconde. Leur quotidien est également rythmé par les problèmes de Vincent (Normand Daneau), 30 ans, et son incapacité chronique d'établir une relation amoureuse durable ou ceux de Claire (Macha Limonchik), 29 ans, qui cherche désespérément comment « dresser » son amant.
Il y a aussi Jacques (Vincent Graton), 38 ans, le grand frère gay de Marie, qui gère un bar café où toute la bande se réunit le plus souvent possible.
Entre tendresse et humour, bonheurs et petits drames de l'existence, cette mini saga est un bijou : la mise en scène précise et moderne, la lumière et les décors qui rendent Montréal encore plus belle, et les dialogues qui sonnent vrais, qui rendent les personnages attachants, si loins des hystériques de Friends dont ils partagent pourtant les mêmes aléas...
C'est mon ami Jean-Marc qui m'a fait découvrir cette série lors d'une visite que je lui faisais pendant son séjour à Montréal, en 2004. J'ai acheté l' intégrale en dvd et je m'en félicite encore aujourd'hui.
Si vous la trouvez sur un site marchand, n'hésitez pas !
"La vie, la vie" est née courant 2000 par la grâce de Stéphane Bourguignon.
Diffusé chaque lundi, du 8 janvier 2001 au 15 avril 2002 sur Radio-Canada Ce téléroman compte 39 épisodes de 22 minutes et a été réalisé par Patrice Sauvé.
La Vie, la vie raconte l’histoire de cinq adultes, drôles, intelligents et sexy, unis par les liens sacrés de l’amitié, qui tentent ensemble d’améliorer leurs vies amoureuses et professionnelles.
On y suit Simon (Patrick Labbé), 32 ans, qui partage sa vie depuis quatre ans avec Marie (Julie McClemens), 34 ans.
Ils tentent de faire un enfant entre les heures supplémentaires du premier et les dépressions passagères de la seconde. Leur quotidien est également rythmé par les problèmes de Vincent (Normand Daneau), 30 ans, et son incapacité chronique d'établir une relation amoureuse durable ou ceux de Claire (Macha Limonchik), 29 ans, qui cherche désespérément comment « dresser » son amant.
Il y a aussi Jacques (Vincent Graton), 38 ans, le grand frère gay de Marie, qui gère un bar café où toute la bande se réunit le plus souvent possible.
Entre tendresse et humour, bonheurs et petits drames de l'existence, cette mini saga est un bijou : la mise en scène précise et moderne, la lumière et les décors qui rendent Montréal encore plus belle, et les dialogues qui sonnent vrais, qui rendent les personnages attachants, si loins des hystériques de Friends dont ils partagent pourtant les mêmes aléas...
C'est mon ami Jean-Marc qui m'a fait découvrir cette série lors d'une visite que je lui faisais pendant son séjour à Montréal, en 2004. J'ai acheté l' intégrale en dvd et je m'en félicite encore aujourd'hui.
Si vous la trouvez sur un site marchand, n'hésitez pas !
vendredi 8 juillet 2011
Le Clezio
Jean Marie Gustave Le Clézio est un écrivain franco-mauricien, né le 13 avril 1940 à Nice.
Ses premières oeuvres sont marquées par une recherche formelle inspirée par le Nouveau Roman.
Puis, à la fin des années 70, influencé par ses nombreux voyages et sa découverte des cultures amérindiennes, son écriture est fortement teintée d'onirisme et fait la part belle aux mythes.
Enfin, une part autobiographique et familiale se fait jour dans ses derniers ouvrages.
Le Prix Nobel de Littérature lui est décerné en 2008,
en tant qu’« écrivain de nouveaux départs, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante. »
Désert
Ils étaient les hommes et les femmes de sable, du vent, de la lumière, de la nuit. Ils étaient apparus, comme dans un rêve, en haut d’une dune, comme s’ils étaient nés du ciel sans nuages, et qu’ils avaient dans leurs membres la dureté de l’espace. Ils portaient avec eux la faim, la soif qui fait saigner les lèvres, le silence dur où luit le soleil, les nuits froides, la lueur de la Voie lactée, la lune ; ils avaient avec eux leur ombre géante au coucher du soleil, les vagues de sable vierge que leurs orteils écartés touchaient, l’horizon inaccessible. Ils avaient surtout la lumière de leur regard, qui brillait si clairement dans la sclérotique de leurs yeux.
Le troupeau des chèvres bises et des moutons marchait devant leurs enfants. Les bêtes aussi allaient sans savoir où, posant leurs sabots sur des traces anciennes. Le sable tourbillonnait entre leurs pattes, s’accrochait à leurs toisons sales. Un homme guidait les dromadaires, rien qu’avec la voix, en grognant et en crachant comme eux. Le bruit rauque des respirations se mêlait au vent, disparaissait aussitôt dans les creux des dunes, vers le sud. Mais le vent, la sécheresse, la faim n’avaient plus d’importance. Les hommes et le troupeau fuyaient lentement, descendaient vers le fond de la vallée sans eau, sans ombre.
Celui qui n'avait jamais vu la mer
La mer était belle ! Les gerbes blanches fusaient dans la lumière, très haut et très droit, puis retombaient en nuages de vapeur qui glissaient dans le vent. L’eau nouvelle emplissait les creux des roches, lavait la croûte blanche, arrachait les touffes d’algues. Loin, près des falaises, la route blanche de la plage brillait. Daniel pensait au naufrage de Sindbad, quand il avait été porté par les vagues jusqu’à l’île du roi Mihrage, et c’était tout à fait comme cela, maintenant. Il courait vite sur les rochers, ses pieds nus choisissaient les meilleurs passages, sans même qu’il ait eu le temps d’y penser. C’était comme s’il avait vécu ici depuis toujours, sur la plaine du fond de la mer, au milieu des naufrages et des tempêtes.
Il allait à la même vitesse que la mer, sans s’arrêter, sans reprendre son souffle, écoutant le bruit des vagues. Elles venaient de l’autre bout du monde, hautes, penchées en avant, portant l’écume, elles glissaient sur les roches lisses et elles s’écrasaient dans les crevasses. Le soleil brillait de son éclat fixe, tout près de l’horizon. C’était de lui que venait toute cette force, sa lumière poussait les vagues contre la terre. C’était comme une danse qui ne pouvait pas finir, la danse du sel quand la mer était basse, la danse des vagues et du vent quand le flot remontait vers le rivage.
Ses premières oeuvres sont marquées par une recherche formelle inspirée par le Nouveau Roman.
Puis, à la fin des années 70, influencé par ses nombreux voyages et sa découverte des cultures amérindiennes, son écriture est fortement teintée d'onirisme et fait la part belle aux mythes.
Enfin, une part autobiographique et familiale se fait jour dans ses derniers ouvrages.
Le Prix Nobel de Littérature lui est décerné en 2008,
en tant qu’« écrivain de nouveaux départs, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante. »
Désert
Ils étaient les hommes et les femmes de sable, du vent, de la lumière, de la nuit. Ils étaient apparus, comme dans un rêve, en haut d’une dune, comme s’ils étaient nés du ciel sans nuages, et qu’ils avaient dans leurs membres la dureté de l’espace. Ils portaient avec eux la faim, la soif qui fait saigner les lèvres, le silence dur où luit le soleil, les nuits froides, la lueur de la Voie lactée, la lune ; ils avaient avec eux leur ombre géante au coucher du soleil, les vagues de sable vierge que leurs orteils écartés touchaient, l’horizon inaccessible. Ils avaient surtout la lumière de leur regard, qui brillait si clairement dans la sclérotique de leurs yeux.
Le troupeau des chèvres bises et des moutons marchait devant leurs enfants. Les bêtes aussi allaient sans savoir où, posant leurs sabots sur des traces anciennes. Le sable tourbillonnait entre leurs pattes, s’accrochait à leurs toisons sales. Un homme guidait les dromadaires, rien qu’avec la voix, en grognant et en crachant comme eux. Le bruit rauque des respirations se mêlait au vent, disparaissait aussitôt dans les creux des dunes, vers le sud. Mais le vent, la sécheresse, la faim n’avaient plus d’importance. Les hommes et le troupeau fuyaient lentement, descendaient vers le fond de la vallée sans eau, sans ombre.
Celui qui n'avait jamais vu la mer
La mer était belle ! Les gerbes blanches fusaient dans la lumière, très haut et très droit, puis retombaient en nuages de vapeur qui glissaient dans le vent. L’eau nouvelle emplissait les creux des roches, lavait la croûte blanche, arrachait les touffes d’algues. Loin, près des falaises, la route blanche de la plage brillait. Daniel pensait au naufrage de Sindbad, quand il avait été porté par les vagues jusqu’à l’île du roi Mihrage, et c’était tout à fait comme cela, maintenant. Il courait vite sur les rochers, ses pieds nus choisissaient les meilleurs passages, sans même qu’il ait eu le temps d’y penser. C’était comme s’il avait vécu ici depuis toujours, sur la plaine du fond de la mer, au milieu des naufrages et des tempêtes.
Il allait à la même vitesse que la mer, sans s’arrêter, sans reprendre son souffle, écoutant le bruit des vagues. Elles venaient de l’autre bout du monde, hautes, penchées en avant, portant l’écume, elles glissaient sur les roches lisses et elles s’écrasaient dans les crevasses. Le soleil brillait de son éclat fixe, tout près de l’horizon. C’était de lui que venait toute cette force, sa lumière poussait les vagues contre la terre. C’était comme une danse qui ne pouvait pas finir, la danse du sel quand la mer était basse, la danse des vagues et du vent quand le flot remontait vers le rivage.
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