vendredi 7 août 2009

Concours Eurovision (19-20) : des airs de 1998

1998 :

Croatie




"Neka mi ne svane" par Danijela

Paroles et musique de Peter Graso.
131 points, 5ème place sur 25.

Chanson entrainante qu'on aime reprendre avec l'interprète, ravissante et talentueuse, qui prend un plaisir manifeste à nous la délivrer...


Chypre



"Genesis" par Michaël Hajiyanni

Paroles de Zenon Zindilis, musique de Michaël Hajiyanni.
37 points, 11ème sur 25.

"Iéééééééénésis"! J'adore ! Pas un chef d'oeuvre mais il est trop mignon le petit gars ! Et en plus, il assure !

jeudi 6 août 2009

Le Souper

Paris, 1815.

Le peuple gronde dans les rues.
L'Empereur Napoléon I°, défait à Waterloo, vient d'abdiquer.
La situation politique est instable : Joseph Fouché, ministre de la Police, n'entend pas laisser la situation lui échapper et le pouvoir tomber dans des mains hostiles.
Il s'invite à dîner chez son vieil ennemi, Charles-Maurice de Telleyrand-Périgord.
Les deux hommes vont tenter, une nuit durant, devant des mêts délicats et des vins fins de mettre sur pieds un régime acceptable pour eux.
Leur conversation tourne en une joute verbale de politiciens subtiles et cultivés avant d'arriver à un compromis.

C'est bien sûr une soirée imaginaire.
Le dramaturge Jean-Claude Brisville en a fait une pièce de théâtre.
Avec dans les rôles principaux, deux pointures : Claude Brasseur (Fouché) et Claude Rich (Talleyrand).
Edouard Molinaro a mis en scène cette pièce pour le cinéma : brillants dialogues, comédiens somptueux et composition des images précieuse et raffinée.

Un magnifique moment de cinéma et un éclairage savant et intelligent de l'Histoire.

mercredi 5 août 2009

JSF

...Jeux Sans Frontières !

Vous vous souvenez ?

En 1965, Guy Lux, producteur télé en vogue, est convoqué au Palais de l'Elysée.
Le Général De Gaulle est un fervent admirateur de son émission "Intervilles", une compétition entre cités du terroir français qui s'affrontent dans des jeux bon-enfants depuis 1961.
Ce programme d'été est un immense succès et le Président veut vendre à la France le traité d'amitié franco-allemande qu'il a signé avec le chancelier Adenauer 18 mois plus tôt.
Il "suggère" à Guy Lux d'organiser un Intervilles entre la France et l'Allemagne.

Celui ci élargit le cercle en invitant aussi l'Italie et la Belgique.
D'abord baptisé "Internations", c'est sous le titre de "Jeux sans frontières" que le jeu nait à l'été 65.

La sauce prend et dès 1967, la Suisse et la Grande Bretagne se joignent aux équipes.
1970 : c'est le tour des Pays Bas.
Le concept évolue : autant d'émissions de sélection que de pays participants et une finale chez le vainqueur de l'année précédente.
En 1982 s'achève la première phase de Jeux Sans Frontières.

La compétition amicale européenne ne reprend qu'en 1988.
Après la Yougoslavie en 1978 et la Portugal en 1979, l'Espagne entre dans la danse.
Certains pays "historiques " se lassent (Belgique, Allemagne...) et d'autres entrent en piste : Malte, la Grèce, la Tchéquie, la Slovénie et la Hongrie. La Tunisie disputera même une saison (1992). La Grande Bretagne sera remplacée par le Pays de Galles de 1991 à 1994.
Rejointe par San Marin de 1989 à 1991, l'Italie est le seul pays à avoir participé aux trente éditions du jeu.

Qu'est ce qui a fait de Jeux Sans Frontières un objet télévisuel culte au point qu'une pétition circule sur le net pour réclamer son retour, sans désemparer, depuis la dernière édition en 1999 ?

Les épreuves d'abord : des jeux inspirés des compétitions de kermesse avec des aménagements pour les rendre spectaculaires (décors colorés et sophistiqués, candidats costumés...) où l'eau joue un rôle prépondérant.

Ensuite, l'absence d'enjeu financier : on se donne à fond mais on ne se prend pas au sérieux, car il n'y a rien à gagner que la gloire pour la communauté, c'est à dire sa ville !
La seule retombée ne peut être que la notoriété touristique et encore...

Tous les pays participants étaient assurés d'être en finale : chacun y était représenté par la ville ayant réalisé le meilleur score pendant les qualifications. Ainsi, à plusieurs reprises, on a vu triompher en finale une équipe qui n'avait même pas remporté son éliminatoire !

Un des points forts c'est qu'il n'y a plus d'affrontement direct, comme dans "Intervilles", mais des épreuves disputées à 6, 7 ou 8 selon les années et le nombres de pays, en parallèle !
C'est ça l'idée géniale : chacun doit livrer son maximum pour triompher et n'a pas à chercher à "anéantir" son adversaire, fut-ce au figuré !

Au delà de la performance physique les candidats se doivent de faire preuve d'une capacité d'auto-dérision certaine : accoutrements ridicules, contre performances dramatiques...
Des équipes mixtes où les rôles ne sont pas définis car les participants à chaque jeu sont désignés le jour de l'émission par tirage au sort !

Jusqu'en 1993, chaque éliminatoire est disputée dans un pays différent : autant d'occasion de faire des rencontres entre jeunes de tous ces pays et de découvrir les autres chez eux !
L'ambiance d'après-jeux était amicale et débridée entre les concurrents.
Guy Lux aimait rappeler que son émission était à l'origine d'une cinquantaine de mariages trans-nationaux !

Mais le jeu reçut aussi deux récompenses dont son créateur n'était pas peu fier :

Le Conseil de l'Europe vota une motion de remerciement et de félicitation aux producteurs et concepteurs de JSF pour leur contribution, unique dans l'audiovisuel, au rapprochement entre les peuples du continent.

Mais le plus beau c'est la médaille d'honneur que le CIO de Lord Killanin leur décerna pour cette expression remarquable de l'idéal olympique.



Quand l'esprit de compétition est mis au service de l'amitié entre les peuples et non de l'expression du chauvinisme mesquin, on obtient ce joyeux melting-pot télévisuel sans prétentions pour lequel ceux qui l'ont connu nourrissent une inguérissable nostalgie...
Souvenir d'une époque où on aimait croire que demain serait plus beau qu'aujourd'hui...

Merci encore Guy !

mardi 4 août 2009

The woman in white

En 2004, Andrew Lloyd Webber proposa sa dernière création originale à ce jour :
"The Woman in White".

Il s'agit d'un mélodrame classique, inspiré du roman éponyme de l'écrivaine romantique Wilkie Collins, adapté par Charlotte Jones, avec des lyrics de David Zippel.

Un noblieau de village ruiné et peu scrupuleux, Lord Percival Glyde, séduit une orpheline de bonne lignée, Laura Fairlie, pour capter son héritage, actuellement géré par son oncle et tuteur. Alors qu'un jeune et séduisant professeur de dessin, Walter Hartwright, est convié au domaine pour initier la jeune femme à l'art, la demi-soeur de celle ci, Marian Halcombe, moins jolie et trop protectrice, prend ombrage des sentiments naissants entre l'artiste et son élève. Congédié parce qu'il a publiquement exprimé sa méfiance envers Percy et son homme d'affaire, le mystèrieux Comte Fosco, Walter rentre à Londres et laisse Laura devenir Lady Glyde. De retour de voyage de noce, Marian découvre que Percy maltraite son épouse. Elle n'a pas le temps d'agir : Laura tombe du balcon de sa chambre et se tue. Mais qui est cette mystèrieuse femme en blanc que Walter a aperçu en arrivant au village et qui semble hanter les environs ? Il s'agirait d'Ann Catherick, ancienne fiancée de Glyde qui a été internée, mais qui s'évade parfois pour réclamer l'enfant qu'on lui aurait pris... Marian part retrouver Walter à Londres pour qu'il l'aide à confondre Glyde : elle est en effet convaincue qu'il a tué Laura pour s'emparer de ses biens. Après une rencontre avec Fosco, sous le charme au point de la laisser partir alors qu'il a deviné ses intentions, ils découvrent qu' Ann est morte en lieu et place de Laura et que cette dernière est internée chez les fous à sa place. Walter et Marian la libèrent et tentent de démasquer Glyde en le mettant en face de Laura déguisée en Ann : il avoue avoir tué le bébé de cette dernière et ne comprend pas qu'elle soit toujours en vie, puisqu'il l' a précipité du haut de la chambre de Laura. Comprenant que c'est un piège il essaye de s'enfuir par le tunnel de chemin de fer, mais un train arrive... Le calme est revenu au village où Laura et Walter vont commencer une nouvelle vie...

Le musical est chanté à 98% et a été globalement bien accueilli par la critique : bon textes, excellente partition et interprètes prestigieux.
Maria Friedman (Marian) - une des gloire de la scène musicale - et Michael Crawford (Fosco) sont les stars du spectacle. Brillamment épaulés par Angela Christian (Laura) et Martin Crewes (Walter).
Hélas, la mise en scène est jugée trop statique et les décors - de simples projections vidéo sur le fond de la scène - insuffisante vu le prix des places...

Des nombreux amateurs, dont je suis, estiment qu'une mise en scène plus inventive aurait permis à ce show de tenir l'affiche au delà des 18 mois qu'il dépassa tout juste.
Un petit montage d'extraits des scènes les plus significatives :

lundi 3 août 2009

Poème amérindien


Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,

Laissez-moi partir.


J'ai tellement de choses à faire et à voir.


Ne pleurez pas en pensant à moi,

Soyez reconnaissants pour les belles années,

Je vous ai donné mon amitié.

Vous pouvez seulement deviner

Le bonheur que vous m'avez apporté.


Je vous remercie de l'amour que chacun vous m'avez démontré,

Maintenant, il est temps de voyager seul.

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.


La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous serons séparés pour quelques temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur.


Je ne suis pas loin et la vie continue...
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.


Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
Et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai.


Et quand il sera temps pour vous de partir,

Je serai là pour vous accueillir.

Absent de mon corps, présent avec Dieu.

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,

Je ne suis pas là, je ne dors pas,

Je suis les mille vents qui soufflent,

Je suis le scintillement des cristaux de neige,


Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,

Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,

Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.


N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,

Je ne suis pas là. Je ne suis pas mort.


Quand je suis tombé sur ce poème, j'ai pensé aussitôt à toi, Papa !
15 ans déjà aujourd'hui.
Toi que je ne peux me résoudre à venir voir, allongé dans une boite sous une dalle de pierre.
Parce que au fond de moi, je sais que tu n'es pas là...
Tu es en moi, je suis un peu de toi qui continue à vivre et à t'aimer.

dimanche 2 août 2009

Marie Thérèse Porchet

De son vrai nom Joseph Gorgoni, Marie-Thérèse Porchet est née en 1993, dans la Revue Genevoise de Pierre Naftule et Pascal Bernheim.
Son "père" lui, est né en 1966 à Gland, dans le canton de Vaud, en Suisse (ça ne s'invente pas !).

Pendant deux saisons - 1995/1996 - Marie-Thérèse a animé son show sur la TSR.
C'est le spectacle "La truie est en moi" qui lui apporte la notoriété internationale en 1996.

Cette année, sa ville natale a honoré le personnage devenu emblématique en donnant son nom à un square.

Caricature de la suissesse de 50 ans, directement inspirée de la réalité quotidienne observée par les auteurs (Gorgoni et Naftule), Marie-Thérèse Porchet est en bute au monde entier : son fils gay, ses amies toujours là - ou pas - à contre-temps, les suisses allemands...
Comment ne pas reconnaitre quelqu'un - et pourquoi pas soi-même ?- dans ce sketch du "Coup de téléphone" :

samedi 1 août 2009

Joan Miró

Il est de bon ton, chez les béotiens, de déclarer à propos des oeuvres de Miró qu' "un enfant de quatre ans en ferait autant" !

Justement ! Et si c'était ça qui faisait de cet artiste catalan un créateur unique ?

Cette impression de facilité, de dérisoire, de simplicité, de (fausse) naïveté comme dans un dessin d'enfant ?Comme un rêve qu'on couche sur une feuille blanche ou une vision d'un autre univers, d'enfance ou d'après-vie...qui sans cesse nous hante mais triomphera du temps !

Pour l'anecdote, Joan Miró fut un vieil enfant puisqu'il quitta ce monde à 90 ans passés, le 25 décembre 1983 à Palma de Majorque.

Fils de Barcelone la blanche, il anima l'école surréaliste de Paris dès 1922. C'est à partir de 1940 qu'il acquiert la renommé internationale, entre autre aux Etats-Unis qui furent parmi les premiers à le célébrer.