mardi 10 mars 2015

Mark Winmill, star du Boylesque

Dans les pays anglophones le burlesque désigne un spectacle de strip tease féminin sans connotation érotique ni volonté d'excitation. Il peut même revêtir un caractère franchement humoristique.

Son équivalent masculin, c'est le boylesque.

L'australien Mark Winmill en est une des stars dans son pays.
Et sa participation - sous le nom de Captain Kidd - à de nombreux festivals de par le monde en ont fait une vedette planétaire de ce genre de show bien particulier.

Ses prestations s'apparentent à du music-hall mâtiné d'effeuillage sexy.

En tout cas c'est un véritable artiste que je vous propose de découvrir :




samedi 7 mars 2015

Delphine et la fourmi

Je vous ai déjà parlé de cette grande comédienne que fut Delphine Seyrig.

Pour ceux qui ne l'ont pas connue et ceux qui regrettent son absence, retrouvons la chanteuse, en 1971, sur un texte de Jean-Claude Carrière (l'écrivain-scénariste bien connu) mis en musique par Francis Seyrig, son frère.

"Une fourmi et moi"


mercredi 4 mars 2015

Anish Kapoor


Anish Kapoor a vu le jour à Bombay, le 12 mars 1954.
Aujourd'hui de nationalité britannique, il s'illustre comme plasticien, principalement sculpteur, dans des compositions abstraites monumentales.

Ses créations se sont imposées sur tous les continents.
Anish Kapoor est en outre membre de la Royal Academy depuis 1999.

L'oeuvre de l'artiste est assez variée et va d'amoncellements de pigments,



à des agrégats de terre compacte vermillon, figurant du sang coagulé,





des tours fantastiques,



dont la seconde fait la transition avec ses créations monumentales, axées sur la réflexion de la lumière, des paysages et du ciel :






Enfin, cette curieuse corne d'abondance, explorable en intérieur comme en extérieur :



lundi 2 mars 2015

Planète nue


La chaîne de télévision Planète Câble a été créée 1er août 1988 par la société multiThématiques, du Groupe Canal +.


Spécialisée dans le documentaire, elle abrège son nom en Planète en 1999 avant de se baptiser Planète+ en mai 2011.



Actuellement diffusée dans le bouquet satellite du Groupe Canal, elle a déposé un dossier pour passer sur la TNT, mais le dernier examen, à l'automne 2014, a donné lieu à un avis défavorable.

Pourtant on aimerait bien voir, gratuitement, de jolis reportages comme ceux-ci :



Ah comme c'est beau la Nature !

vendredi 27 février 2015

Death takes a holiday


La Mort se demandant pourquoi les hommes ont si peur de lui, décide de prendre trois jours de congés et de venir les passer parmi les vivants.
Mais sa rencontre avec la jolie Grazia va bousculer ses plans : la jeune femme n'a pas peur de lui et un étrange sentiment se développe entre eux...

Voila le synopsis de la pièce de l'italien Alberto Casella, La Morte in Vacanza, parue en 1924 et inspirée d'une légende attachée à sa maison de villégiature, la villa Josephine à Rocchetta Cairo.

Dix ans plus tard, la pièce fait l'objet d'une adaptation cinématographique dirigée par Mitchell Leisen, avec Fredric March en vedette, sous le titre Death takes a Holiday.


En 1998, nouvelle mouture avec cette fois Brad Pitt pour incarner la Mort dans Meet Joe Black, réalisé par Martin Brest.


Après le succès de leur adaptation de Titanic pour Broadway, le compositeur Maury Yeston et le librettiste Peter Stone, s'attellent à la tâche de faire de Death takes a Holiday, une comédie musicale, avec des dialogues de Thomas Meehan qui a succédé à Stone, décédé.

Le spectacle est créé pour une série limitée de représentations à l'été 2011 au Laura Pels Theatre par la Roundabout Theatre Company.

L'accueil critique est bon et l'enregistrement du musical rencontre un certain succès.
On retrouve tout le charme des grandes productions classiques de Broadway mais mis au goût du jour.

Difficile de trouver des extraits sur le net toutefois.
Voici une petite compilation qui, j'espère vous donnera envie d'en écouter davantage.


mardi 24 février 2015

Deborah Colker


Native de Rio de Janeiro, en 1960, Deborah Colker est une danseuse, chorégraphe, directrice de troupe et théoricienne de la danse.

Elle a fondé une compagnie de danse en 1995.
En 2009, elle devient la première femme à concevoir et chorégraphier un spectacle du Cirque du Soleil, "Ovo".

Trois extraits des spectacles de sa compagnie :

"Dinamo"

"Rota"

"4 por 4"


dimanche 22 février 2015

Amir Or


Amir Or, né à Tel Aviv in 1956, est l'auteur de neuf volumes de poésie. 

Amir Or a reçu plusieurs prix israéliens et internationaux de poésie, dont le Bernstein Prize, le Fulbright Award for Writers, le Levi Eshkol Prime Minister’s Poetry Prize, ainsi que le Oeneumi literary prize of the Tetovo International Poetry Festival (2010) parmi d'autres.

Ici

Voici ma déposition :
la cinquantaine, père d’un enfant de six ans (vous ne le voyez pas),
mettant les mots en poèmes, aimé, haï (ne pas voir ça), de fait
une sorte de créature sauvage, ainsi :
coupures à l’âme, rébellion, lèvres
trop sensibles, tous mes yeux
(comme vous voyez), et effectivement
ce qu’un miroir trahit n’est pas plus profond que ce qu’il ne trahit pas,
ce qu’un miroir reflète – est une carte de l’Être à deux dimensions,
encadrant l’apparence du Recherché. Un seul portrait
jetant un coup d’œil sur l’instant depuis la foule de l’âme ;
et l’âme ?
Que puis-je vous en montrer
que vous ne sachiez déjà ? Voici
la tige de blé qui a grandi du néant,
voici
le couteau qui l’a séparée de l’Un.

Epitaphe

Laisse ici ta route, voyageur,
Assieds-toi parmi les mûres et la vigne,
Entre ombre et eau, près de cette pierre blanche,
C'est là que je gis, petit garçon et Empereur.

Ma face marbre froid, mes mains, mes pieds,
Vêtu de lierre et de feuilles mortes,
Moi aussi, j'ai raté le lointain,
Moi aussi jadis j'ai parcouru la terre.

Laisse ici ta route, voyageur,
Ecrase à ma face ces baies sauvages.


Les barbares (deuxième round)
Ce n’est pas pour rien que nous avons attendu les barbares,
ce n’est pas pour rien que nous nous sommes assemblés sur la place centrale.
Ce n’est pas pour rien que nos notables ont revêtu leurs robes officielles
et répété leurs discours en prévision de l’événement.
Ce n’est pas pour rien que nous avons démoli nos temples
et en avons érigé de nouveaux pour leurs dieux ;
tout comme nous avons brûlé avec raison nos livres
qui n’ont rien à dire à des gens comme ça.
Comme annoncé par les prophètes les barbares sont venus,
et ont reçu les clés de la cité des mains du roi.
Mais quand ils sont venus ils ont endossé les vêtements locaux
et leurs mœurs sont devenues celles du pays ;
et quand ils nous commandèrent dans notre propre langue
nous ne sûmes plus jamais quand
les barbares étaient venus vers nous