mercredi 26 août 2015

Matisyahu

Vous pensiez peut être que la Sainte Inquisition appartenait à une époque révolue.
Sachez que dans l'Espagne soit disant démocratique du 21ème siècle, elle sévit encore.

Matisyahu, de son nom de naissance Matthew Paul Miller, né à West Chester en Pennsylvanie, le 30 juin 1979, est un auteur-compositeur-interprète américain qui a débuté sa carrière dans le reggae avant de proposer récemment un album qui marque un virage dans l'inspiration musicale.

Mais le garçon est juif pratiquant et a appartenu à un mouvement classifié d'intégriste par ses détracteurs jusqu'en 2011.

Depuis, son engagement vise plutôt à promouvoir des messages consensuels et universalistes.

Invité à se produire au festival Rototom Sunsplash qui s'est tenu à Valence le 22 août dernier, il en a été déprogrammé à la dernière minute.

Motif ? Il a refusé de se prononcer publiquement pour la création d'un Etat Palestinien !

Cédant aux pressions d'un groupuscule fasciste d'extrême gauche (pléonasme) et pro-Palestiniens, le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) professant un antisionisme primaire et raciste, les organisateurs ont sommé l'artiste de s'excuser d'être juif et d'en être fier !

Les néo-nazis ne sont décidément pas du bord que l'on croit généralement !
Pour ne pas froisser certains extrémistes, il vaut mieux arborer un drapeau de Daesh à la boutonnière qu'une étoile de David !

En guise de soutient à Matisyahu, victime d'une censure qu'on croyait d'un autre âge, je vous propose le clip officiel d'une chanson de son dernier album, Akeda, paru en 2014, "Surrender".

Manifestement ce mot n'est plus dans son vocabulaire !

video

Finalement, devant la levée de boucliers provoquée par cet acte de censure, les organisateurs sont revenus sur leur décision et ont ré-invité Matisyahu à se produire sur scène dimanche 23.
L'artiste a accepté leurs excuses en forme de condamnation du BDS et a chanté devant ses fans.

Les réseaux sociaux ont joué un rôle positif dans cette lamentable affaire et relayée par les ambassades américaine et israélienne en Espagne, la pression populaire aura eu raison de la tyrannie. 

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