jeudi 14 mai 2009

Ondine

J'ai depuis toujours une profonde admiration pour Jean Giraudoux, cet auteur dramatique injustement oublié aujourd'hui.

J'ai toujours été sensible à son style imagé, sur des sujets contemporains et très ancrés dans la réalité et le concret !
Son astuce : situer son propos dans un contexte fantastique ou historique non pour l'atténuer mais au contraire démontrer l'a-temporalité des questions soulevées.
Le réalisme poétique, ou comment exposer des idées qui ne s'enlisent pas dans le "prêt à penser" et le "politiquement correct" sans assommer son auditoire, le distraire avec finesse, le faire réfléchir sans être moralisateur ni donneur de leçon.

Giraudoux est un précurseur : du féminisme, de la libération des peuples, de la lutte contre les traditions injustifiées et sclérosantes, de l'écologie, de la démocratie, du bien fondé de la révolte...
Son défaut, qui l'a envoyé au purgatoire, c'est sa germanophilie entre les deux guerres : les abrutis ont confondus "aimer la culture allemande" et être pro-nazi...

Des interprètes prestigieux, Louis Jouvet, Madeleine Ozeray, Edwige Feuillère... ont contribué à sa gloire de son vivant.
Et plus récemment Jean Luc Bouté et Isabelle Adjani.

Un extrait des débuts de la belle Isabelle A.

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