mercredi 28 octobre 2009

William le Conquérant

Philippe Bouvard, avant d'être le boss de "Grosses Têtes" un peu beauf, a été un journaliste de qualité et a proposé quelques émissions de télévisions très agréables à suivre.
Avec un certain flair, il a proposé aux téléspectateurs de découvrir un nombre non négligeable de nouveaux talents.
Pourtant, dans le cadre d'un de ses shows du samedi soir, il a commis un des impairs les plus regrettable de sa carrière. Aujourd'hui, il s'en défend en prétendant que la séquence était un "moment d'humour" ! Facile à dire quand la postérité vous a donné tort !
Le bon Philippe nous avait présenté un soir, donc, un jeune chanteur "franco-américain" dans la cadre de la séquence "la chanson stupide du mois" et nous avait conseillé de bien en profiter car on risquait de ne plus entendre parler de son auteur à l'avenir !
La chanson interprétée ce samedi là, c'était "Rock'n'dollars" et le chanteur rien moins que William Sheller !

De son nom de baptême William Hard, William Sheller est né le 9 juillet 1946 à Paris.
Il passe sa petite enfance avec ses parents dans l'Ohio. De retour en France, il se consacre à la musique classique, puis rencontrant par hasard la musique des Beatles, il change de voie.

Il sa lance dans le rock puis devient arrangeur pour des artistes connus et des musiques de films.
Il signe "My year is a day" chanté par Les Irrésistibles qui connait un succès international.
Barbara a eu vent de sa composition "Lux Aeterna", une messe psychédélico-pop écrite pour le mariage d'amis.
Elle lui demande d'orchestrer son nouvel album, "La Louve" et lui conseille de se mettre à chanter.
Il suit le conseil, c'est "Rock'n'dollars", puis les succès s'enchainent :

Dans un vieux rock'n'roll
Le carnet à spirale
Une chanson qui te ressemblerait
Symphoman
A franchement parler
J'me gênerai pas pour dire que j't'aime encore
Fier et fou de vous
Ho ! j'cours tout seul
Nicolas
Une chanson noble et sentimentale
Les filles de l'aurore
Le Nouveau Monde
Darjeeling
Les miroirs dans la boue
Guernesey
Excalibur
Un homme heureux

Il marque alors une pause dans la variété et se consacre à la compositions de pièces classiques : deux symphonies, quatre concertos, des élégies, suites et quatuors.
Il a signé également sept musiques de films.

William Sheller est sans doute un des plus talentueux compositeurs de sa génération.
Explorant tous les styles musicaux, y compris la house et la musique électronique, il n'a pas hésité à dire sur un plateau télé que le rap n'était pas de la musique mais un moyen d'expression... Décidément, j'adore ce type !
Parce que côté texte, il n'a de leçon à recevoir de personne : il sait manier les mots avec autant de brio que les notes ! D'anecdotes nostalgiques à des considérations morales jamais condescendantes ni forcement consensuelles, il a dans le domaine littéraire aussi une place à part.

"Ho, j'cours tout seul"



"Symphoman"



"Excalibur"

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