samedi 6 mars 2010

Thomas Edward Lawrence

Thomas Edward Lawrence était un archéologue, officier, aventurier et écrivain britannique.

Né le 16 août 1888, mort le 19 mai 1935, Lawrence est surtout célèbre pour son rôle d'officier de liaison lors de la Révolte Arabe de 1916 à 1918 contre la domination ottomane, fournissant ainsi une aide précieuse aux forces anglaises en lutte contre le Sultan, allié de l'Allemagne.

Visionnaire, Lawrence estimait que le Royaume Uni devait soutenir le mouvement indépendantiste syrien pour éloigner le peuple arabe de l'emprise de la religion musulmane et l'orienter vers la création d'un état moderne. Il voyait d'un mauvais oeil, par contre, l'unification de l'Arabie, qu'il jugeait potentiellement risquée pour l'avenir.

Il combattit avec les troupes du prince Fayçal ibn Hussein, en adoptant les moeurs et coutumes bédouines.

Il convainquit les chefs arabes de se battre aux côtés des Britanniques.
Mais, à la fin du conflit, ses demandes de reconnaissance de la pleine souveraineté de ces pays libérés se heurta au refus de la classe politique et les territoires arrachés à l'Empire Ottoman devinrent des protectorats anglais et français. Son ami Fayçal obtint néanmoins, à la Conférence de Versailles, le trône d'Irak.

Il accepta les diverses décorations militaires de son gouvernement, ainsi que de la France, mais refusa fermement d'être anobli.

Après avoir rédigé ses mémoires dans "Les Sept Piliers de la Sagesse", passionné de moto, il se tua dans un banal accident de la route dans le comté de Dorset.

Lawrence - pour ceux qui combattirent à ses côtés El-Orence - est resté longtemps une icône très populaire, notamment dans les milieux progressistes du Moyen-Orient arabe, car il avait compris leurs aspirations, même s'il n'avait pu les faire se concrétiser...


On voit que si on l'avait un peu plus écouté, l'Occident se serait évité de cruelles déconvenues de nos jours...

Lawrence avait commencé son aventure dans cette partie du monde en tant qu'archéologue.
C'est sur un chantier, dans le sud de la Turquie actuelle, à Karkemish, qu'il rencontre Selim Ahmed (dit aussi Sheikh Ahmed ou Dahoum) qui l'aide dans des travaux de 1910 à1911 puis de 1914 à 1916.
Comme on ne connait aucune liaison féminine à Lawrence et que dans une correspondance il admet que l'homosexualité n'est pas contre-nature mais seulement "inesthétique"(il décrit aussi dans ses mémoires les relations équivoques qu'entretiennent ses guerriers avec bienveillance), certains exégètes lui prêteront une aventure sentimentale avec ce jeune arabe qui mourut du typhus en 1918.

La dédicace du poème qui sert de préface aux "Sept Piliers de la Sagesse", entretient cette rumeur bien que Lawrence prétendit toujours que ce S.A. était un ensemble de personnes qu'il avait cotoyé...


To S.A.

I loved you, so I drew these tides of men into my hands and wrote my will across the sky in stars
To earn you Freedom, the seven-pillared worthy house, that your eyes might be shining for me
When we came.

Death seemed my servant on the road, till we were near and saw you waiting:
When you smiled, and in sorrowful envy he outran me and took you apart:
Into his quietness.

Love, the way-weary, groped to your body, our brief wage ours for the moment
Before earth's soft hand explored your shape, and the blind worms grew fat upon
Your substance.

Men prayed me that I set our work, the inviolate house, as a menory of you.
But for fit monument I shattered it, unfinished: and now

The little things creep out to patch themselves hovels in the marred shadow

Of your gift.

On ne peut quitter Lawrence sans évoquer le fabuleux film de David Lean et la musique de Maurice Jarre :

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